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A Melbourne, 5 films français fiers d’être queer  !

Le Melbourne Queer Film Festival revient du 16 au 27 mars 2017 dans une 27ème édition toujours plus audacieuse avec 135 films venus de 30 pays différents, certains étant diffusés ici pour la toute première fois. Parmi les découvertes à faire, 5 sélections françaises affichent fièrement leur différence.

1/ Being 17* d’André Téchiné

Pour lui éviter un long et fastidieux trajet jusqu’au lycée, la mère de Damien propose d’héberger Tom, un camarade de classe de son fils. Elle ne sait pas que les deux adolescents s’affrontent régulièrement dans les couloirs de l’établissement. Leur intimité forcée va peu à peu faire évoluer leur relation. Contemplatif et souvent pudique, le film explore avec finesse la violence des premiers émois et la découverte de soi.

Toujours visible dans le cadre de l’Alliance Français French Film Festival

2/ Esteros de Papu Curotto

Matias et Jeronimo se retrouvent par hasard dix ans après avoir vécu ensemble leur première expérience sexuelle à l’entrée au collège. Matias a désormais une petite amie et les deux hommes vont devoir gérer leur histoire passée et les émotions qui reviennent. Lumineux premier long-métrage du réalisateur argentin, Esteros explore avec délicatesse le thème de la deuxième chance en amour.

Vendredi 24 Mars 6.15 pm à l’ACMI

3/ The Sunday Lunch* de Céline Devaux

Au cours du traditionnel déjeuner dominical, Jean observe les membres de sa familles essayer de lui prouver qu’ils acceptent bien son homosexualité. Fruit d’un long travail artisanal, inattendu dans sa mise en scène et ses effets, le meilleur court-métrage d’animation aux césars 2016 profite aussi de la voix off du comédien Vincent Macaigne. Une petite histoire qui résonne longtemps.

Vendredi 24 Mars 10 pm à l’ACMI

4/ Paris 5:59 Theo & Hugo* de Olivier Ducastel, Jacques Martineau

Deux jeunes hommes viennent de passer la soirée ensemble dans un sex club gay parisien, lieu de débauche intense où la baise d’un soir n’a pas forcément de lendemain. Sur le chemin du retour, l’un avoue ne pas avoir mis de préservatif. L’autre, que l’on comprend séropositif, se demande s’il n’a pas contaminé son compagnon. Un film d’amour charnel qui rappelle que le sida reste, encore aujourd’hui, une menace bien réelle.

Samedi 25 mars à 4.30 pm au cinéma Nova

5/ The Lives of Therese* de Sebastien Lifshitz

Après avoir réalisé le film Les Invisibles, le réalisateur a accepté de filmer les dernières semaines de Thérèse Clerc, féministe engagée au parcours tumultueux. Mariée à 20 ans (puis divorcée), mère de 4 enfants, elle va peu à peu s’engager dans toutes les luttes politiques et sociales de son époque. A l’origine de la création de la Maison des Babayagas à Montreuil, elle a succombé à un cancer l’année dernière.

Dimanche 26 mars à 2 pm à l’ACMI

Tout le programme du MQFF est ici.

* Titres en français : Avoir 17 ans, Le déjeuner dominical, Théo et Hugo dans le même bateau, Les vies de Thérèse.

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AFSydney
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