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A Melbourne, la chanteuse néo-éclectique Moogy entre en scène

Pour célébrer le 14 juillet à Melbourne, la chanteuse Moogy s’est produite hier soir au célèbre club de jazz le Paris Cat et elle sera ce week-end au Bastille Day French Festival. Pour l’occasion, Le Courrier Australien revient sur le parcours et les influences variées de cette chantre de la musique néo-éclectique. Explications et interview.

Mais d’où vient ton nom, Moogy ?

C’est à la fois le diminutif de Morgan (mon nom de famille) et un clin d’oeil à l’analog synthesizer Moog ! Comme je suis pianiste de formation, j’ai trouvé qu’il me convenait bien.

Comment es-tu arrivée en Australie ?

Avant ma naissance, mes parents sont venus faire un grand voyage en Australie. Ensuite, nous sommes tous revenus vivre à St Kilda où j’ai été scolarisée de 6 à 11 ans. En revenant en Belgique, d’où ma famille est originaire, je parlais le français et l’anglais couramment. Je suis revenue seule en 2000 et je me suis installée à Melbourne. Je n’ai pas bougé depuis.

Comment es-tu devenue chanteuse ?

J’ai étudié le piano, le théâtre et la peinture et je me suis aperçue que je préférais la musique. J’ai donc intégré une école de piano jazz à Anvers. Le chant est venu ensuite naturellement. Aujourd’hui, je travaille sur mes propres compositions : textes et musiques sont de moi et j’y tiens. Je fais peu de reprises et, lorsque c’est le cas, je les arrange toujours à ma façon. Par exemple, j’aime chanter des standards anglais en français. « Hit the road Jack » est ainsi devenu « Fiche le camp Jacques ». C’est assez drôle de voir la réaction du public qui redécouvre ces classiques. Sinon, il m’arrive de chanter Françoise Hardy, Aznavour ou Brel bien sûr. Des auteurs à texte. En revanche, peu de Piaf, trop chantée ici.

Comment définirais-tu ton style de musique ?

Ouh là, question récurrente et difficile. Je dis souvent que c’est du yéyé pop avec une influence jazz et une tendance psychédélique. Pour simplifier, j’ai créé l’expression « néo-éclectique ». Cela permet de donner une idée très ouverte de ce que je fais.

Quelles sont tes influences ?

Impossible de les citer, j’en ai trop ! Mozart, David Bowie, Nina Simone… Ma mère adore Stromae (qui est belge comme moi) et c’est vrai qu’il est très fort quoique son champ musical soit très éloigné du mien. Disons que j’aime énormément de choses, mais que je m’arrête aux années 70. Je n’aime pas la pop et je n’écoute jamais la radio, trop de blabla.

Tu composes, tu fais de la scène… tu écris aussi de la musique de film ?

Oui, j’adore ça. Dernièrement, j’ai collaboré à la bande-originale de Monsieur Mayonnaise avec Cezary Skubiszewski que j’admire beaucoup. Une belle expérience musicale.

Des projets ?

Je devrais sortir un album vinyle dans les prochains mois. Ce support me plaît énormément même si je ne sais pas s’il va beaucoup se vendre. J’ai aussi le projet de travailler avec Anton Newcombe, le chanteur du groupe Brian Jonestown Massacre (rencontré à Melbourne), dans son studio à Berlin. Nous avons déjà collaboré et nous allons continuer j’espère. A plus court terme, des concerts au Meat Market puis au Central Club Hotel et au Tago Mago.

Tu connais la Marseillaise ?

Des bouts de paroles, mais pas en entier. En fait, même si je parle le français, que je suis née en Belgique et que j’ai un passeport australien : j’appartiens au monde entier.

Prochaines dates :

15 juillet à 1.15 pm et 16 juillet à 3.45 pm au Bastille Day French Festival (Meat Market)

21 juillet au Central Club Hotel à 10.00 pm à Richmond.

28 juillet au Tago Mago à Thornbury.

 (C) Photo : Moogy par Christopher Rimmer.

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