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Australie : 1 million d’emplois ont été créés en cinq ans

NCT

En 2013, Tony Abbott, Premier ministre à l’époque, promettait la création d’un million d’emplois d’ici 2018. Cinq ans plus tard, il s’avère qu’il visait juste. Zoom sur le marché du travail australien actuel. 

Depuis une quinzaine d’années, en moyenne 200 000 emplois ont été créés chaque année en Australie. Le calcul est simple : multipliez ce chiffre par cinq et le total donne 1 million. L’Australie a donc bien réussi à élargir son marché du travail, comme l’avait promis Tony Abbott en 2013. Malgré la sensation de tournis que provoque ce chiffre, rien ne semble très surprenant. La population australienne augmente considérablement, poussée par une forte immigration, et l’économie n’a cessé de croître de manière continue depuis des décennies.

Quels secteurs recrutent ?

Le recensement des emplois en 2018 du Bureau Australien des Statistiques (ABS), montre que les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’art sont en pleine expansion. Le National Disability Insurance Scheme (NDIS), ainsi qu’une forte demande de soins pour personnes âgées, alimentent nettement la création d’emplois dans les domaines de la santé et de l’assistanat. Pour l’économiste Chris Richardson, ces secteurs seront relativement stables dans les prochaines années, à l’abri de tout risque de faillite.

L’élévation du niveau général d’éducation, ainsi que l’expansion du consulting, ont stimulé le développement d’emplois regroupés dans un ensemble que l’on pourrait qualifier de « services professionnels, scientifiques et techniques ».  Les métiers d’avocats, d’ingénieurs, d’architectes ou encore de programmeurs informatiques sont en pleine expansion. Cette nouveauté reflète la transition de l’économie australienne, des biens vers les services.

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Des salariés employés sur le chantier de construction de la nouvelle autoroute à Sydney.

Cependant, tous les emplois en développement ne nécessitent pas de diplôme universitaire. L’industrie de la construction en Australie est florissante : les chiffres de ABS révèlent que le secteur a doublé de volume dans presque tous les Etats, et presque qu’un emploi sur dix ferait partie de ce secteur. L’explosion de la demande en logements, la fin de l’industrie minière, ainsi que les projets de construction gouvernementaux pharaoniques, comme l’autoroute WestConnex à Sydney, sont les principaux facteurs de l’omniprésence de ce secteur aujourd’hui.

De nouveaux phénomènes : travail à temps partiel et centralisation des emplois  

Selon l’économiste Mark Wooden, la caractéristique dominante actuelle est la croissance des emplois à temps partiel. Celle-ci dépasse dorénavant la croissance des emplois à temps plein. 1 travailleur sur 3 serait concerné. Les domaines de la vente et de l’hébergement, ainsi que l’industrie alimentaire, sont les plus gros employeurs de salariés à mi-temps. D’après le professeur Wooden, la croissance de ce type d’emplois n’est pas à confondre avec le phénomène de déstructuration du marché du travail. Il note que deux tiers de ces salariés sont satisfaits par leur temps de travail. Pour le tiers restant, le passage à un emploi à temps partiel s’explique par la transformation de l’économie et le décalage entre leurs formations et les nouveaux emplois.

Une autre tendance, décelée par l’économiste Saul Eslake, est la centralisation des emplois. Alors que les Etats et les territoires les plus petits enregistrent des pertes d’emplois dans les secteurs financiers, celui des télécommunications et de l’information, le NSW, le Victoria et le Queensland voient ces mêmes secteurs croître. « Ce phénomène témoigne de la concentration de ces activités dans les grandes villes », explique le scientifique.

Quels emplois porteurs d’avenir ? 

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« Evitez les emplois faciles à copier », conseille M. Richardson. Avec le développement de nouvelles technologies, l’économie de demain utilisera davantage de robots, considérés plus productifs que l’être humain. Les métiers avec des gestes répétitifs et routiniers sont amenés à être remplacés. Mais il existe également des métiers irremplaçables, faisant appel à des capacités cognitives qu’aucun robot ne saurait reproduire. « Plus vous êtes éduqué et qualifié, plus votre emploi est en sécurité », explique de nouveau l’économiste. Mais pas de panique, « les machines ne voleront pas les emplois. Les carrières des individus peuvent être amenées à évoluer, cela ne créera pour autant pas du chômage », conclut-il.

Source : www.abc.net.au


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