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Bali : le Mont Agung est entré en éruption

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Le Mt Agung est finalement entré en éruption, deux mois après que des dizaines de milliers de résidents locaux aient été évacuées de leur domicile.

Mais cette première éruption est modeste — aucune évacuation n’a été nécessaire et l’aéroport de l’île reste ouvert. La police de Bali n’a pas enregistré de mouvement de panique.

La première éruption a pris la forme d’un nuage de vapeur et de roche pulvérisée haut de 800 mètres, chassé par le vent d’est au large de l’île. Le nuage de cendre est dangereux pour la population s’il est inhalé ; il représente en outre un danger pour les moteurs d’avion. Mais il est pour l’instant si petit que le trafic aérien n’a pas été affecté. Les pilotes ont été simplement avertis de la présence d’un nuage de cendres à proximité du volcan, à une altitude ne dépassant pas 3 900 m. Les autorités n’ont pas jugé nécessaire d’élargir la zone d’évacuation autour du volcan qui couvre les terres situées entre 6 et 7,7km du cratère.

L’éruption constatée est de type phréatique : l’eau accumulée dans le cratère suite aux récentes pluies a été vaporisée au contact du magma très chaud remonté près de la surface.

Les autorités demandent à ce que la population reste vigilante et respecte bien la zone d’évacuation, qui va être affectée par le nuage de cendres. Le niveau d’alerte du volcan avait été rabaissé d’un cran après plusieurs semaines au plus haut niveau. Il n’a pas été relevé pour l’instant.

La vulcanologue américaine Dr Krippner a suivi de près les mouvements du volcan depuis le mois de septembre. « Il se passe exactement ce qui était prévu : une petite éruption pour commencer, sans qu’on sache si elle sera suivie d’une éruption plus importante. Une éruption phréatique n’est pas magmatique, c’est juste de l’eau vaporisée. Ce qui peut se passer parfois, c’est qu’une partie de la vapeur reste coincée, monte en pression et cause une explosion. »

En septembre, plus de 150 000 résidents locaux avaient été évacués, pour éviter une catastrophe telle que celle vécue par l’île en 1963 : plus de 1000 personnes étaient décédées, beaucoup du fait de nuages de gaz très chaud qu’ils avaient inhalés.

L’autre risque majeur intervient plus tard, après l’éruption, lorsque la pluie ruisselle en emportant avec elle de la boue et des roches sur les pentes du volcan — qu’on appelle les boues volcaniques, ou lahars.

A ce jour, environ 30 000 personnes sont toujours hébergées dans des centres d’évacuation.

 

Source : abc.net.au

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