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Cathy Freeman : sa nouvelle vie, engagée et généreuse

nbarney

En 49,11 secondes, Cathy Freeman est entrée dans la légende australienne.

La course de l’athlète médaillée d’or sur 400 mètres aux Jeux Olympiques de Sydney en 2000, devant une foule d’Australiens hurlant son nom, est le genre d’histoire que les jeunes coureurs aiment à se remémorer.

17 ans plus tard, Cathy Freeman est toujours une championne dans le cœur des Australiens, mais célèbre un tout autre accomplissement.

Sa Fondation Cathy Freeman — qui aide à garantir aux enfants aborigènes une éducation complète — fête ses 10 ans cette année.

« Tout le monde sait à quel point je suis fière de mes racines aborigènes ».

La fondation a initialement tissé des liens avec quatre communautés reculées à travers l’Australie.

Sa ligne directrice était celle d’une Australie qui offrirait aux indigènes et aux non-indigènes la même éducation et les mêmes opportunités dans la vie.

Au cours des cinq dernières années, ses actions ont enregistré des succès notables, dont une augmentation de 350% du nombre d’élèves aborigènes de Palm Beach terminant leur année 12 (l’équivalent de la Terminale en France).

A présent, l’objectif de la Fondation est d’atteindre un taux de 90% d’élèves qui termineraient le lycée.

Mais ce succès n’a pas été immédiat. Dans les années qui ont suivi l’obtention de sa médaille, en 2000 — et sa retraite en 2003 — Cathy Freeman a envoyé promener son étiquette d’idole et a eu de la difficulté à être en paix avec sa renommée.

« Je ne l’ai pas fait pour la gloire »

« Ceux qui me connaissent savent que je fais les choses parce que j’y trouve un sens personnel, une satisfaction » a déclaré Cathy Freeman. « J’ai ce que les psychologues du sport appelleraient une motivation intrinsèque. »

« J’ai toujours été prête à vivre la vie d’une athlète de haut niveau et je voulais être championne olympique et tout le reste, mais rien ne vous prépare pour ça et pour l’impact que cela a sur la vie entière », reconnaît-elle.

« Je pense qu’une partie de moi a essayé pendant un temps d’échapper à ces conséquences. »

Avec le temps, sa façon de voir les choses a changé lorsqu’elle a réalisé qu’elle pouvait faire quelque chose de sa célébrité. « J’ai le sentiment d’avoir tellement de chance d’avoir pu utiliser ce tremplin pour changer les choses. »

« Utiliser mon nom pour changer les choses »

Palm Island était un point de départ évident pour la fondation Cathy Freeman, de par les liens de la famille de l’athlète avec cette communauté.

Les arrière-grands-parents de Cathy Freeman ont construit leur vie ici et c’est là que sa grand-mère et sa mère sont nées. Aujourd’hui encore, Cathy Freeman a de la famille sur l’île.

La Fondation a travaillé avec des centaines d’enfants indigènes là-bas — et plus de 1600 de toutes les communautés aborigènes du pays — et propose des actions pour inciter les élèves à aller à l’école. Cela inclut des programmes sportifs, des programmes d’adaptation des jeunes enfants à l’école et des camps inter-états. Tout cela est offert aux élèves aborigènes, mais seulement s’ils vont à l’école.

Et bien sûr, la propre histoire de Cathy Freeman suscite l’enthousiasme chez les enfants. « Je pense que mon histoire et mon nom ouvrent l’horizon des possibles et c’est vraiment puissant. Les enfants viennent près de moi et ils écoutent, ils comprennent un peu mon histoire et ça éveille leur curiosité. Tout cela est un continuum », conclut-elle.

Source : www.abc.net.au

 

Glossaire

accomplissement (n.m.) : achievement

envoyer promener (v.) : to shrug off

inciter (v.) : to motivate

se remémorer (v.) : to remember

renommée (n.f.) : fame

tisser des liens (v.) : to create links

tremplin (n.m.) : springboard

                                                                                                            

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Cathy Freeman on finding meaning and success in life after sport

In 49.11 seconds Cathy Freeman secured her status as an Australian legend.

The champion athlete’s 400m gold-medal run in front of a screaming home crowd at the 2000 Olympics has become the sort of story told to aspiring young runners.

Fast forward 17 years and Freeman is still a champion for Australia, but celebrating a rather different achievement.

Her Cathy Freeman Foundation — which helps Indigenous children secure a full education — has just marked its 10-year anniversary.

« Everyone knows how proud I have been of my Indigenous roots. »

The foundation initially built relationships with four remote communities around the country.

Its guiding vision was for an Australia where Indigenous and non-Indigenous students had the same education outcomes and the same opportunities in life.

And in the last five years its programs have achieved some notable successes, including a 350 per cent increase in the number of Indigenous students on Palm Island completing year 12.

It is now working towards a goal of 90 per cent of students completing high school.

But this sort of success was not immediate. And in the years after her 2000 medal — and her retirement in 2003 — Freeman shrugged off the icon tag and struggled to find peace with her fame.

‘I didn’t do it for the glory’

« Folks who know me know that I do things because I find them personally meaningful and satisfying » Freeman said.

« I’m intrinsically motivated, sports psychologists would say. »

« I was always ready for the life of an elite athlete and I wanted to be an Olympic champion and the rest of it, but nothing really prepares you for the reaction to that and the life-long impact that it has, » Freeman said.

I think there’s a part of me that had for a while run away from the impact of it. »

With time that began to change, and Freeman’s perspective shifted as she realised how she could channel that reputation into something new.

I feel so blessed to have had that springboard to use as a platform for change. »

‘Using my name to create that change’

Palm Island was always going to be a starting point for the Cathy Freeman Foundation, due to her family connection to the community.

Freeman’s great-grandparents built a life there and it is where both her grandmother and mother were born. To this day Freeman has family on the island.

The foundation has worked with hundreds of Indigenous children there — and more than 1600 across all its communities — and offers incentives for students to go to school.

These include sporting programs, early childhood school readiness programs, and interstate school camps. All of which are on offer to Indigenous students, but only if they attend school.

And sure, Freeman’s own story helps drive that enthusiasm in the kids.

« I think my story and my name represent a possibility and I think that’s really powerful. »

« The kids get next to me and they listen, they understand my story a little bit and they get curious about it.

« It’s all a continuum. »

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apc
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