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Climat: l'Australie prête à améliorer ses objectifs de réduction d'émissions

franckprovost

L’Australie s’est dit prête mercredi à revoir ses objectifs de réduction de ses émissions de carbone pour 2030 en cas d’accord global plus ambitieux sur le sujet, à l’approche de la conférence sur le climat (Cop21) prévue à Paris.

Le gouvernement a prévu de réduire ses émissions de de 26% d’ici 2030 pour lutter contre le réchauffement climatique, ce qui est insuffisant selon ses détracteurs, qui l’accusent de ne pas prendre sa juste part du fardeau international.

Le ministre de l’Environnement Greg Hunt a déclaré que cet objectif serait présenté à la Cop21 qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre. Mais, a-t-il souligné, ce programme de réduction des émissions est susceptible d’être adapté et de nouveaux objectifs plus ambitieux pourraient être déterminés dans les années à venir.

« Je pense que nous allons nous engager dans un cycle de cinq ans où il y aura des améliorations graduelles », a dit le ministre au journal span afp_class= »highlight »>australien. »>The Australian.

Les déclarations du ministre, qui revenait de Paris où il a participé à des discussions préalables à la Cop21, ont été confirmées par ses services.

Le pays rejette environ 1,3% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, mais est un des plus gros émetteurs de la planète par habitant en raison de l’importance de son secteur minier et de sa dépendance à l’électricité produite grâce au charbon.

L’Australie est aussi un grand exportateur de matières premières (minerai de fer, charbon, cuivre…) et le pays compte plusieurs géants du secteur, dont Rio Tinto et BHP Billiton.

La conférence sur le climat vise à limiter à 2 degrés Celsius la hausse du thermomètre mondial par rapport au niveau pré-industriel pour limiter les impacts du changement climatique, dont la vitesse est inédite.

Environ 160 pays se sont engagés volontairement sur des objectifs de réduction de gaz à effet de serre. Mais ces promesses sont jugées insuffisantes car même si elles étaient tenues, la hausse du mercure serait ramenée de plus de 4°C à environ 3°C en 2100.

D’après M. Hunt, « l’obligation » de parvenir à un accord est « lourde » et un échec serait un « manquement à nos devoirs ».

« Les gens seront plus déterminés » à conclure un accord après les attentats meurtriers qui ont frappé la capitale française, a-t-il également déclaré à l’AFP.

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