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Co-Innovation entre la France et l’Australie : Le plus sûr chemin vers la croissance

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Plus de120 industriels et décideurs institutionnels étaient présents le 19 mai à Sydney pour témoigner d’une certaine vision de la coopération économique franco-australienne centrée sur l’innovation… Et pas seulement dans le secteur de la Défense ! La thématique de ce forum -organisé par la chambre de commerce et d’industrie franco-australienne (FACCI)- annonçait clairement la vision de ses organisateurs : Co-Innovation entre la France et l’Australie : Le plus sûr chemin vers la croissance. D’ailleurs, le président de FACCI (également CEO de Safran Pacific), François Romanet, a présenté le concept de co-innovation, sans ambigüité, comme «l’alliance de la passion pour l’innovation de la France, 1er pays innovant d’Europe et 3ème au niveau mondial- et la volonté farouche de l’Australie de trouver de nouvelles voies de développement grâce à l’innovation

Cette approche trouve dans l’actualité un écho évident avec le contrat de 50 milliards de dollars décroché le 26 avril par le français DCNS (dont le DG Industrie & innovation, Wayne Haynes, était présent à la tribune) auprès de la marine militaire australienne. Mais pas seulement. Comme l’a souligné l’ambassadeur de France, Christophe Lecourtier, de nombreux secteurs entrent dans la problématique, et de citer la gestion intelligente des villes : «La France et l’Australie ont la même vision de ce que doivent être les cités de demain. Et les entreprises françaises peuvent accompagner l’objectif défini par le gouvernement de Malcolm Turnbull de faire des villes australiennes des 30-minute cities où il fasse bon vivre, travailler et se détendre.» Sydney a d’ailleurs été donné en exemple durant ces conférences pour rappeler combien la capitale du New South Wales pouvait jouer un rôle déterminant de «terreau» dans l’innovation conjointe.

Si les représentants du NSW ont valorisé leurs universités et leurs entreprises, ils ont également mis en avant l’atout humain et sa diversité. «Inventer c’est bien mais cela ne suffit pas, a ainsi expliqué Simon Smith, secrétaire du ministère de l’industrie, des compétences et du développement local de l’Etat. Pour innover, les personnes impliquées doivent mettre en commun leurs différences et leurs propres objectifs». Ainsi, cette journée sur l’innovation a-t-elle fait la part belle au capital humain autant qu’aux technologies. Investissement dans le personnel, dans sa pluralité, partage des connaissances, échanges internationaux ont été évoqués par tous les intervenants. Chris Jenkins, CEO de Thalès Australie, a d’ailleurs souligné combien les environnements favorables à l’échange et à la diversité dynamisaient la créativité pour aller gagner des marchés, non seulement localement, mais surtout à l’international. Chris Jenkins a ainsi donné l’exemple de sonars australiens ayant gagné des contrats en Asie et aux Etats-Unis après le transfert de technologies françaises.

Autre secteur emblématique de co-innovation, les transports étaient largement représentés lors du forum, via des constructeurs mais aussi des gestionnaires de réseaux. Ces derniers ont rappelé que l’innovation se situe aujourd’hui largement dans les services et la gestion des data. Ainsi Sandrine Gaubert, directrice du développement et de la stratégie Réseaux de Keolis Downer, a-t-elle cité le «challenge que représente aujourd’hui la gestion de quantités énormes de données, pour fournir en temps réel des services door-to-door aux usagers qui, de plus en plus, participent eux-mêmes à l’innovation.» L’e-économie et la révolution du smartphone, avec sa cohorte d’applications, de plateformes de partage, de services collaboratifs… ont donc également animé les débats sur la nécessaire «agilité» dans la co-innovation.

Dans son message aux participants du forum, le ministre des transports, du tourisme, des grands événements et ministre des sports du New South Wales, Stuart Ayres, a d’ailleurs souligné combien la digitalisation était un facteur de diffusion de l’innovation. Le ministre a également résumé l’ambiance globale de cette journée en déclarant sa confiance dans la croissance continue des échanges commerciaux entre la France et l’Australie (qui s’élevaient à 2,2 milliards de dollars en 2014).

Marie-Helene Nougaret / voilasydney.com

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