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Course à la voiture électrique : l’Australie prend du retard

nbarney

L’annonce d’un budget de $594 millions alloué par le gouvernement britannique pour accélérer le déploiement des voitures électriques donnera-t-elle enfin des idées à l’Australie ?

Le chancelier britannique Philip Hammond a décidé de dépenser $349 millions afin de doubler le fond existant pour accélérer le développement des bornes de recharge dans le pays. A cet investissement, il a ajouté $70 millions pour les recherches sur la technologie de recharge, et pour finir $165 millions pour subventionner l’achat de voitures électriques.

Dans ce contexte, la position attentiste de l’Australie, pourtant dépendante de la voiture, paraît incompréhensible. D’autant que les chiffres vont dans le sens des Britanniques.

En effet, l’année prochaine, les véhicules électriques pourraient être moins chers que leurs équivalents à essence.

En mai cette année, la banque d’investissement UBS a dévoilé une étude montrant que « le coût total d’une voiture électrique sera égal aux engins à combustion en 2018 » en raison de coûts de maintenance et de « carburant » bien plus abordables, malgré un prix d’achat plus élevé.

Cette affirmation a été confirmée par une étude australienne de NRMA et du Conseil des Véhicules Electriques qui a estimé que le coût par litre des véhicules à essence et électriques seraient respectivement de $1,23 et $0,30.

De plus, les économies nettes seraient bien plus importantes en Australie qu’en Angleterre. Non seulement l’automobiliste moyen voyage plus (15 500 km contre 12 700 km), mais les citoyens britanniques sont aussi plus enclins à utiliser les transports en commun.

Alors, pourquoi les consommateurs australiens ne se précipitent-ils pas sur ces voitures comme en France, Angleterre, Chine, Amérique, Norvège et autres ?

Tout simplement parce que les bornes de recharge n’en sont qu’à l’étape expérimentale et que le gouvernement australien est peu disposé à soutenir le projet.

Une partie du problème vient de ce que les politiciens ont une vision à court-terme depuis qu’en 2009, le leader libéral Tony Abbott lancé le débat sur les coûts et bénéfices.

Utiliser les fonds publics pour accélérer le déploiement des services de recharge offrirait le choix de voyager à un prix plus abordable pour les automobilistes, et réduirait également les dépenses de santé public causées par les émissions de dioxyde de carbone.

Mais pour cela, c’est toute une mentalité qu’il faut changer.

Les exonérations de taxes pourraient y contribuer, si seulement le gouvernement les décidait… mais rien n’a encore été voté en ce sens.

De fait, c’est la demande qui pourra faire évoluer la situation. Lorsque les utilisateurs seront suffisamment nombreux à exiger des bornes de recharge, alors le gouvernement commencera à remplacer les stations-services.

Une nation aussi dépendante des véhicules devrait rassembler toutes ses forces afin de gagner la course aux voitures électriques, mais le gouvernement doit d’abord réaliser que cette révolution a déjà commencé.

 

Source : thenewdaily.com.au

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franckprovost
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