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Découvrez Christophe Vissant et son défi fou : effectuer le tour de l’Australie en courant ! (partie 1)

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christophe vissantCe Franc-Comtois d’origine, âgé de 48 ans, s’est lancé un défi fou : faire le tour intégral de l’Australie en courant, sans aucun jour de repos, avec une moyenne d’au moins 84 km par jour – l’équivalent de deux marathons quotidiens. Ce faisant, il décrocherait le record du monde de la course la plus longue à ce rythme. Son Australian Challenge Tour représente un périple d’environ              15 000km qui le conduiront à travers toutes les capitales d’états australiens, sauf Canberra.

Christophe Vissant a accordé un entretien exclusif au Courrier Australien, qui est partenaire de son exploit. Il nous explique avec passion la genèse de ce défi et nous fait entrer dans les coulisses de sa préparation.

Dans cette première partie, nous vous proposons de faire connaissance avec Christophe et de découvrir ce qui l’a conduit à se fixer ce challenge inouï.

 

D’où vous vient cette passion pour la course à pied ?

Au départ, je détestais courir. J’ai été footballeur à un haut niveau, alors j’aimais sprinter, dribbler, jongler… mais pas courir sur de longues distances. Lorsque j’ai arrêté ma carrière de footballeur, je me suis consacré à ma deuxième passion, la plongée sous-marine. J’ai eu l’occasion de plonger dans les plus belles mers du monde. En 2003, au cours d’une plongée en Égypte, à Charm El Cheikh, j’ai été victime d’un accident de décompression suite auquel j’ai perdu l’usage de mes jambes pendant quelques temps. Pendant cette longue convalescence, je n’avais qu’une peur : ne jamais remarcher. C’est à ce moment-là que j’ai décidé que si j’en étais de nouveau capable, je me mettrais à la course à pied.

 

Parlez-nous de vos débuts…

Lorsque j’ai commencé la course, j’ai vite découvert que j’avais cette faculté de courir tout doucement très longtemps. Ce n’était pas évident au vu de ma morphologie, qui n’est pas exactement celle d’un marathonien (1m82 pour un poids entre 80 et 85kg) ! Je me suis inscrit aux 100km de Millau dès 2003. C’était complètement fou — je démarrais à peine la course longue — mais j’ai réussi à finir !

Ensuite c’est une histoire de rencontre avant tout. J’ai entendu parler de Serge Girard, auteur de défis tels que Paris-Tokyo en courant. Je me suis dit : c’est ce que je veux faire. J’ai appris qu’il faisait une conférence à Juan-les-Pins et j’ai souhaité le rencontrer. Lorsque j’ai contacté son entourage, on m’a dit que le plus beau cadeau que je pourrais lui faire, c’était de venir en courant. Il y avait 180km à couvrir pour rallier Juan-les-Pins : je me suis organisé, j’ai chaussé les baskets et j’y suis allé. J’ai mis 24h et suis arrivé en pleine conférence, épuisé et en sueur. Serge m’a accueilli devant 300 personnes… à partir de là, nous sommes devenus amis. C’est mon mentor, il m’a donné de précieux conseils et continue de me suivre et de m’encourager.

 

Avez-vous déjà réalisé des courses très longues, du type de celle que vous envisagez avec votre Australian Challenge Tour ?

Oui, bien sûr, mais ce sera la plus longue et de loin ! La première était Aubagne – Paris, en 2008. Une expérience très difficile : j’avais fait un mauvais choix de chaussures, j’ai beaucoup souffert. J’ai aussi découvert que le plus dur n’est pas de courir de longues distances sur une journée : c’est d’y retourner le lendemain, le jour d’après… le corps met environ 15j à se conditionner à cet effort répété.

Ensuite il y a eu Aubagne-Athènes en 2010 : la traversée de 9 pays en un mois et demi. Ça a été une grande réussite.

Mon troisième défi, ce devait être de rejoindre l’Australie en courant, sur 16 mois. Je suis parti du stade Vélodrome de Marseille en 2013. J’ai traversé l’Ukraine, la Sibérie, jusqu’en Mongolie… et là, j’ai dû renoncer, alors que tout se passait bien faute de fonds : mon sponsor principal venait d’être racheté, et ce dernier n’a pas souhaité financer la fin du défi. Ça a été une immense déception, un moment très difficile j’avais déjà couru tellement longtemps jusqu’à la frontière de la Mongolie (7300 km sans aucun jour de repos).
Ma consolation a été de me dire que j’avais réussi à traverser l’Ukraine, La Russie et surtout La Sibérie en courant : à ce jour je suis le seul coureur à pied à l’avoir réalisé.

Retrouvez la suite de cet entretien avec Christophe Vissant dans un prochain article !

Karine Arguillère

 

Pour en savoir plus, ou pour soutenir Christophe Vissant, rendez-vous sur le site de l’Australian Challenge Tour.

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