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prisonnier cacatoès

Des prisonniers et des animaux blessés se préparent ensemble à leur réinsertion

AFSydney

Les prisonniers australiens s’occupent d’animaux qui ont été abandonnés, attaqués par des prédateurs ou renversés par des voitures, ceci dans le cadre d’un programme de réinsertion.

Des kangourous, des émeus, des wombats, des serpents et des cacatoès sont quelques-uns des animaux natifs qui sont soignés par des prisonniers dans un centre de protection de la faune basé dans le complexe pénitentiaire John Morony, près de Sydney.

D’après les autorités, ce dispositif permet à ces condamnés d’acquérir le sens des responsabilités et de développer des compétences qui les préparent à leur vie après la prison.

« Les animaux vous aiment et vous respectent sans conditions, ils ne jugent pas, alors au fil du temps les prisonniers développent des liens avec eux » explique Ian Mitchell, directeur du centre. « Cela a un impact très positif, en fait ces animaux peuvent parfois les à aller mieux. »

On a confié à prisonniers sélectionnés la responsabilité d’un enclos en particulier et ils doivent nourrir les animaux, leur construire des abris, tout en apprenant comment les soigner s’ils sont blessés ou malades.

Certains animaux ne quittent jamais le centre car une fois habitués à leur enclos, ils seraient une proie facile pour les prédateurs. Mais la plupart finissent par être relâchés dans leur milieu naturel ou relocalisés par l’organisme qui les a secourus en les amenant au centre.

L’un des cas les plus inattendus que le centre ait eu à gérer est celui d’un python qui avait été capturé lors d’une opération anti-drogue ; les criminels l’utilisaient pour son effet dissuasif. L’animal était devenu dépendant à la méthamphétamine par absorption de la drogue à travers sa peau, il a dû suivre un traitement avant d’être relâché. « Avoir été témoin d’un tel rétablissement, c’est quelque chose » souligne M.Mitchell.

Après leur remise en liberté, certains anciens condamnés exercent une activité en lien avec la faune ; c’est le cas d’un homme qui enseigne comment manipuler des serpents vénimeux.

Entouré d’une douzaine de cacatoès — connus pour leur capacité à imiter la parole — un prisonnier dit qu’il a découvert « une capacité à prendre soin d’autrui que je ne me connaissais pas » en travaillant avec les animaux. Chargé de nourrir les animaux nocturnes, comme les oposums et les wombats, il ajoute qu’il espère continuer à s’occuper d’animaux lorsqu’il aura fini de purger sa peine.

« Cet endroit va me manquer », dit-il. « A chaque fois que vous apparaissez, ils vous accueillent — à leur manière. Ceux qui savent parler disent « bonjour » et ceux qui ne le peuvent pas font un signe pour vous saluer. »

 

Glossaire

abri (n.m) : shelter

autrui (n.m.) : someone else

cacatoès (n.m.) : cockatoo

dissuasif/dissuasive (adj.) : deterrent

manipuler (v.) : to handle

proie (n.f.) : pray

purger sa peine (exp.v.) : to serve his/her sentence

rétablissement (n.m.) : recovery

                                                                                                                                                                                

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Australian prison provides rehab for inmates and animals

Australian prisoners are caring for animals that have been abandoned, attacked by predators, hit by cars or even seized in a drug bust as part of a rehabilitation programme.

Kangaroos, emus, wombats, snakes and cockatoos are just some of the native creatures being nursed back to health by inmates at a wildlife centre based in the John Morony Correctional Complex outside Sydney.

Officials say the scheme helps instil a sense of responsibility and develops life skills for offenders preparing for the outside world.

« Animals show that (love and respect) unconditionally, they don’t judge, so over time they (inmates) form relationships with the animals, » the wildlife centre’s senior officer Ian Mitchell said.

« It is a real positive impact and the animals can actually sometimes help people heal. »

Selected inmates are given responsibility for a particular enclosure and are expected to feed and build shelters for the animals, while being taught how to care for their injuries or condition.

Some animals never leave as they would be vulnerable to predators having become accustomed to the enclosure. But most are later released back into the wild, or found a home via the animal rescue organisation that first brought them there.

One of the more unlikely cases the centre handled was a python that was seized in a drug raid, with criminals holding the reptile as a deterrent. The snake had become addicted to meth after absorbing the narcotic through its skin and required treatment before it was released back into the wild. « To have watched an animal rehabilitate from something like that, it’s just another dynamic, » Mitchell says.

Some former offenders who have left prison continue to work with wildlife, with one teaching people how to handle venomous snakes.

Surrounded by about a dozen squawking white cockatoos — known for their ability to mimic speech — one inmate said he had discovered « a lot of caring I didn’t know I had » working with the animals.

Tasked with feeding the nocturnal wildlife, like the possums and wombats, he added he hopes to continue to care for animals after his jail term ends. « I’m going to miss this place, » he said. « Each corner you turn, you are greeted — in their way. The ones that can talk will say ‘hello’ but the other ones that can’t talk, they will make a sign to say g’day. »

Source : www.phys.org

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