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Durcissement de l’accès à la citoyenneté : le gouvernement revient à la charge

franckprovost

Alors que de nombreuses personnes célèbrent aujourd’hui leur citoyenneté australienne fraîchement acquise, d’autres se demandent s’ils auront la possibilité encore la possibilité un jour d’en faire autant.

Avec la nouvelle année parlementaire qui débute, le gouvernement espère de nouveau faire voter une loi durcissant les conditions d’accès à la citoyenneté australienne. Le projet de loi proposé par le gouvernement dès avril 2017 avait été retoqué par le Sénat en fin d’année dernière.  Il prévoyait entre autres une période d’attente de quatre ans au lieu d’un an pour pouvoir demander la citoyenneté lorsqu’on est résident permanent, et l’obligation de passer un test d’anglais de niveau universitaire. D’après le ministre de la Citoyenneté et des Affaires Multiculturelles Alan Tudge, le nouveau projet tient compte de certaines remarques, ce qui pourrait permettre une adoption plus facile. L’objectif de cette proposition de loi reste le même : « Nous voulons garantir à nos nouveaux citoyens toutes les chances de saisir les opportunités dans notre pays s’ils ont un niveau d’anglais suffisant et s’ils sont intégrés à la communauté. » Des négociations sont en cours avec le Labor Party, qui dit vouloir s’opposer à toute loi « refusant à des personnes qui feraient de bons citoyens australiens l’accès à la nationalité. » Quant au parti NXT (Nick Xeophon Team), dont la position sera déterminante, il souhaite que le niveau d’anglais ne soit pas relevé et que les dossiers en cours ne soient pas affectés par le changement de législation.

Le ministre a confirmé que le gouvernement souhaitait réduire les exigences concernant le niveau d’anglais, en requérant un niveau « modeste » plutôt que « compétent ». Par ailleurs, il a assuré que les personnes ayant déposé leur demande de citoyenneté avant le 1er juillet de cette année ne seraient pas concernés par un changement de législation.

 

La fin du visa 457

Un autre changement majeur est attendu en 2018 : en mars, le très prisé visa de travail 457, délivré pour une période de 4 ans, sera remplacé par un autre type de visa qui réduit considérablement les opportunités d’obtenir la résidence permanente. La durée du nouveau visa de travail sera en effet limitée à 2 ans, sauf pour 200 types d’emploi bien spécifiques.

Anna Boucher est maître de conférence en politique publique à l’université de Sydney. Elle explique : « Autrefois, le visa 457 était un point d’entrée majeur dans le processus d’acquisition de la résidence permanente, en particulier par le sponsoring d’un employeur. A présent, ceux en possession du nouveau visa de 2 ans n’auront plus cette possibilité et devront changer de visa, par exemple en demandant un visa étudiant, se former et refaire une demande. Nous devrions ainsi voir une forte augmentation du nombre de résidents temporaires longue durée. »

Selon certaines sources, les personnes qui ne pourront obtenir la résidence permanente commencent à se tourner vers la Nouvelle-Zélande. Mais cette possibilité pourrait bien se réduire également. La première ministre de Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern, a déjà annoncé un projet de durcissement des tests pour la délivrance de visas de travail afin que les migrants ne viennent pas prendre des postes que des locaux pourraient occuper.

Source : sbs.com.au

 

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