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En Marche ! à Melbourne : de la mobilisation à la Victoire !

franckprovost

Alain Libercier, animateur du comité En Marche ! de Melbourne, n’a pas été surpris par l’élection d’Emmanuel Macron ce dimanche. Il confie même qu’il était convaincu depuis un an que celui-ci serait président… c’est-à-dire bien avant sa déclaration de candidature. « A l’époque tout le monde me prenait pour un fou ! », se souvient-il en riant.

Ce « citoyen du monde » comme il se définit lui-même – il a auparavant passé 10 ans au Canada et possède un passeport canadien – est résident permanent en Australie depuis 18 mois. Il ne s’était jamais engagé politiquement, mais lorsqu’il a découvert la personnalité et le projet d’Emmanuel Macron, il a très vite adhéré en ligne à son mouvement. « Pour la première fois, un homme politique exprimait très exactement mes propres idées », explique-t-il. Ingénieur de formation, Alain apprécie le discours « très structuré » du leader d’En Marche !, ainsi que « la cohérence, la rigueur et la stabilité de son raisonnement » dans lesquelles il voit la marque d’une grande intégrité. Ce qui lui plaît le plus est sans doute la position centriste d’Emmanuel Macron sur l’échiquier politique. « Pourquoi devoir se définir de gauche ou de droite ? On a un père et une mère, c’est comme si on nous demandait lequel nous préférons, c’est absurde ! », renchérit-il.

C’est ainsi qu’Alain en est venu à créer le comité En Marche ! de Melbourne en décembre 2016 ; c’était le premier à voir le jour en Australie. Deux autres sont ensuite nés à Sydney et Brisbane.

 

Les temps forts de la campagne

Alain se souvient encore de la première réunion, à laquelle il avait convié par mail la trentaine d’adhérents EM répertoriés dans le secteur. Allait-il être seul ? Finalement cinq personnes se sont présentées : elles constituent encore aujourd’hui le cœur historique du comité de Melbourne. Deux d’entre elles étaient d’ailleurs assesseurs au bureau de vote ce dimanche.

Début 2017, le petit groupe décide de réaliser une vidéo (à voir ici) où chacun exprime pourquoi il a choisi de s’engager. C’est une nouvelle étape, celle de l’affirmation publique de ses convictions. La vidéo est bien accueillie, elle circule sur les réseaux sociaux et fait le buzz.

Des réunions bimensuelles sont alors organisées pour exposer et expliquer le projet d’Emmanuel Macron. Entre dix et trente personnes y participent selon les jours. Certains ont déjà adhéré au mouvement – l’adhésion se fait en ligne et est gratuite – d’autres viennent chercher des informations.

A l’image de centaines de comités locaux en France et dans le monde, celui de Melbourne participe à l’élaboration du programme du candidat. Des ateliers thématiques sont organisés, au cours desquels certaines idées sont testées, discutées. Alain fait ensuite remonter la teneur des échanges à une cellule d’EM à Paris qui est dédiée aux Français de l’étranger. Alain a particulièrement apprécié la réactivité et la rigueur de la communication avec le siège. « Si l’un des participants avait une question précise, on la faisait remonter et on recevait très rapidement une réponse ».

Au total, le mouvement a fédéré environ 80 personnes dont la moitié d’adhérents.

Atelier sur l'environnement Atelier sur l'éducation

 

Quel profil type pour les adhérents d’EM ?

Alain Libercier est formel : il n’y a pas de profil type. Parmi les adhérents on trouve des jeunes et moins jeunes, des femmes et des hommes, des étudiants, des chefs d’entreprise, des médecins ; certains sont de passage en Australie, d’autres sont installées dans le pays depuis vingt ans — souvent, ils ne votaient plus depuis plusieurs années et s’intéressent de nouveau à l’avenir de leur pays d’origine. Il relève tout de même un point commun : « 90% des adhérents s’engagent pour la première fois en politique » (voir notre encadré ci-dessous : Le parcours de Laura, une sympathisante EM).

 

Les résultats

Lors du premier tour, Alain n’est rentré chez lui qu’à 2h du matin, après le dépouillement. Il a quand même mis le réveil à 4h pour découvrir les résultats.

A-t-il été surpris ? Pas tant que ça ; mais satisfait, oui. « L’objectif du mouvement au niveau national était d’arriver en tête du premier tour et dans tous les cas d’être devant le FN », précise-t-il. En Australie, Alain Libercier avait anticipé un bon score : « d’abord parce que le Front National remporte toujours nettement moins de suffrages ici qu’en France, mais aussi parce qu’En Marche ! était le mouvement qui avait le plus mobilisé à l’étranger ».

Pour les résultats du deuxième tour, Alain Libercier a rejoint les Français réunis à St Kilda à l’initiative des associations French Assist et Melbourne Accueil. C’est donc avec une vingtaine de compatriotes, via un écran géant où était retransmise la soirée électorale de France 2, qu’il a vécu la victoire d’Emmanuel Macron en direct. Une façon d’être un peu avec tous ceux qui, sur l’esplanade du Louvre, célébraient l’événement… et à Melbourne aussi, même à 4h du matin, le champagne a coulé !

Les deux discours du nouveau président l’ont particulièrement convaincu. « Emmanuel Macron s’est montré humble. Il a parlé à tous, ses partisans et les autres : il s’est posé en rassembleur de tous les Français ».

 

Cap sur les législatives

La première étape du « plan » d’Emmanuel Macron est désormais atteinte — entrer à l’Elysée. Le prochain défi, ce seront les législatives de juin.

Connaît-on déjà le candidat En Marche ! pour la 11ème circonscription des français de l’étranger ? « Pas encore, répond Alain Libercier. De nombreuses candidatures ont été reçues et sont à l’étude par les responsables du mouvement. L’identité du candidat devrait être dévoilée dans le courant de cette semaine ».

Une autre campagne pourra alors commencer, et cette belle aventure humaine se poursuivre.

 

Le parcours de Laura, sympathisante EM

Laura est une sympathisante d’En Marche ! depuis une réunion d’information dans un bar de Fitzroy où, invitée par un ami il y a quelques mois, elle a découvert le projet d’Emmanuel Macron. Bien que n’ayant jamais milité en politique, Laura s’est toujours intéressée au sujet. Après 10 ans passés en Australie, elle avait néanmoins pris quelque distance avec la vie politique française.

Ce soir-là, avec la dizaine de personnes qui avait répondu à l’invitation, elle a eu le déclic. Ce qui l’a le plus séduite dans le programme d’Emmanuel Macron ? C’est « le fait qu’il veuille aller au-delà du clivage droite-gauche ; c’est quelque chose que j’attendais depuis 20 ans », explique-t-elle. Pour des raisons personnelles, elle n’a pu s’engager activement dans la campagne présidentielle mais a suivi de très près ses développements, en particulier sur les réseaux sociaux, dans le groupe Facebook En Marche ! à Melbourne et national.

Dimanche, elle s’est levée pour découvrir les résultats en direct au milieu de la nuit, depuis son salon. Elle est évidemment très satisfaite de l’élection d’Emmanuel Macron, dont elle estime qu’il a la capacité de mener à bien le projet qu’il porte, en prenant « les meilleures idées des deux côtés ». Elle croit fermement qu’avec un président à la hauteur, les gens sont prêts à redonner une chance à la politique.

Mais au lendemain des élections, Laura s’inquiète déjà des messages qu’elle voit circuler sur les réseaux sociaux, qui appellent à bloquer l’action du nouveau président par le biais d’un vote contestataire aux prochaines élections législatives. « Il faut lui donner sa chance, sinon on va retomber dans les anciens clivages ! » s’alarme-t-elle. Cette menace pourrait l’inciter à s’engager un peu plus au sein du mouvement En Marche ! dans les prochaines semaines.

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