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Francis Nizet: « Je serai sur les bancs de la majorité »

gjfood

 

Rencontre avec Francis Nizet, candidat de la Majorité Présidentielle pour la 11ème circonscription des Français de l’étranger.

 

Comment envisagez-vous votre fonction ?

Le député des Français de l’étranger a deux fonctions qui ne sont pas aussi distinctes qu’on veut bien le dire : la première est de siéger dans l’hémicycle pour voter les lois et contrôler l’action du gouvernement, la seconde est de défendre les intérêts des compatriotes de sa circonscription. Il est bien évident que dans l’hémicycle, le député peut également défendre les dossiers de ses compatriotes donc les deux missions sont étroitement liées.

 

Quels sont les sujets que vous souhaitez porter ?

Evidemment tous les sujets qui concernent la vie des Français de l’étranger et que je connais bien car cela fait 11 ans que je travaille dessus en tant qu’élu à l’Assemblée des Français de l’étranger puis comme conseiller consulaire : scolarisation des enfants français, santé, administration consulaire, fiscalité etc… Je travaillerai sur tous ces sujets de façon égale, j’ai effectivement quelques sujets de prédilection comme la fiscalité sur laquelle j’ai déjà beaucoup travaillé. Notamment sur la fiscalité des revenus immobiliers, la fameuse CSG/CRDS, mais je suis aussi très actif dans le domaine de l’enseignement, j’ai été porteur de nombreux projets de création de petites écoles FLAM.

 

Avez-vous identifié les besoins des Français à l’étranger ?

Sur la santé il est nécessaire de proposer aux Français un réseau serré d’hôpitaux de référence qui proposent le tiers payant. C’est le projet lancé en Thaïlande par la caisse des Français de l’étranger et qui devrait être généralisé à l’ensemble de l’Asie-Océanie. Pour les retraites, il faut absolument résoudre le dossier des certificats de vie qui sont une véritable calamité pour les retraités : permettre de les valider par les autorités locales, les télétransmettre, et les rendre annuels avec un seul formulaire pour toutes les caisses. Pour l’enseignement il faut donner davantage de moyens à l’Agence pour l’Enseignement Français à l’étranger qui est en situation de sous-financement tant sur son budget de fonctionnement et d’investissement que sur celui des bourses scolaires. Il est important que l’éducation nationale s’implique davantage dans l’AEFE.

 

Votre regard sur les Français d Australie ?

Les Français d’Australie sont nombreux et éparpillés sur un territoire immense, il y a de nombreux dossiers à faire avancer pour eux : la signature d’un accord de sécurité sociale, j’ai moi-même fortement oeuvré pour la mise en place effective d’un même accord en Chine. Il faut aussi leur faciliter les tâches administratives car ils sont loin des consulats : donner encore davantage de pouvoir aux consuls honoraires, disposer de valise itinera à demeure dans de nombreux points pour l’édition des passeports, développer davantage encore l’e-administration. Je serai à leurs côtés sur ces sujets dès le 18 juin au soir si je suis élu.

 

Votre positionnement par rapport à Emmanuel Macron et aux élections législatives ?

Je me présente sous l’étiquette « majorité présidentielle » c’est à dire que je serai sur les bancs de la majorité pour défendre son programme. Je n’ai pas, par contre, une démarche partisane, je ne suis pas investi par En Marche. Il faut comprendre que devenu Président de la République Emmanuel Macron est devenu le Président de tous les Français, il n’est plus l’homme d’un parti. Il a d’ailleurs démissionné de son parti. Il ne souhaite pas que sa majorité à l’assemblée nationale ne soit composée que de députés encartés à En Marche. Il est au contraire pour un grand rassemblement des hommes de bonne volonté autour d’un projet. Je viens de la droite modérée et du centre, c’est ce mouvement de rassemblement qui me séduit. Je comprends très bien que la candidate Anne Genetet ne veuille pas comprendre toutes ces nuances et qu’elle crie publiquement à l’opportunisme d’autres candidats qu’elle même, je ne pense pas qu’elle rende service au souci du Président de dépasser les clivages partisans. Les électeurs qui désirent soutenir Emmanuel Macron ont tout le même le droit au choix de plusieurs candidats et en particulier de pouvoir compter sur des candidats qui ont une véritable expérience du terrain et des dossiers.

 

 

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