Copyright LE COURRIER AUSTRALIEN 2016
HomeActuG’day Gad Elmaleh : l’interview Aussie de notre humoriste préféré !
LEG170327_0328f

G’day Gad Elmaleh : l’interview Aussie de notre humoriste préféré !

multifocus

L’enfant chéri de la scène française, parti vivre une expérience hors norme aux Etats-Unis, vient en Australie pour la première fois avec trois dates (seulement) prévues en septembre à Melbourne et Sydney. Pour l’humoriste qui n’est jamais venu ici, c’est un nouveau pari. L’occasion de le tester gentiment sur les icônes australiennes…. zut, on a oublié de lui parler de Vegemite !

Alors, Gad Elmaleh, êtes-vous plutôt surf ou footy ?

Pardon, vous pouvez répéter le deuxième mot ? Footy : je ne connais pas, mais je vais regarder… ça pourrait m’intéresser pour un sketch. Non, en réalité, je serais plutôt surf car j’en ai fait lorsque j’étais jeune au Maroc. Mon frère, lui, est très bon en kitesurf ! Cependant, je dois avouer que je ne suis pas là-dedans du tout. Le surf, le golf… pour ceux qui pratiquent, il se passe plein de choses, mais pour moi : il n’y a pas assez d’action. Je préfère lire, écrire et parler avec des gens qui ont de l’esprit.

Plutôt kangourou ou araignée ?

Complètement kangourou ! C’est un cliché (mais ça ne me gêne pas, bien au contraire), c’est folklorique, c’est unique, et j’ai hâte d’en voir. Je me demande s’ils ont vraiment une poche et comment elle fonctionne. Est-ce qu’elle est là en permanence ? Est-ce qu’elle disparaît après la maternité ? Je n’en ai jamais vus, même pas dans des zoos.

Plutôt Cate Blanchett ou Hugh Jackman ?

Impossible de choisir, je garde les deux. Cate Blanchett est une immense actrice. Quant à Hugh Jackman… c’est un ami ! Je l’ai rencontré aux Etats-Unis. Il est beau, il est talentueux, mais c’est l’une des personnes les plus « down to earth » (NDLR : qui a les pieds sur terre) que j’ai rencontrée dans le métier. Comme je viens à Sydney, je le verrai peut-être. En tous cas, je l’inviterai à mon spectacle, c’est sûr. Je viens pour ça aussi : rencontrer des gens, regarder, écouter, apprendre.

Plutôt INXS ou Midnight Oil ?

Ah… ! INXS. Tellement de bons souvenirs associés. Midnight Oil, ah oui, maintenant que vous me décrivez le groupe, ça me rappelle quelque chose, mais c’est loin. Sinon, quoi dire à propos des stars de la chanson australiennes ? J’ai rencontré Tina Arena en France pendant une émission de télévision, c’est là que j’ai appris d’où elle venait. Kylie Minogue, oui. Sinon, je pense à cette artiste qui chante, écrit et compose aussi pour les autres… Sia !

Plutôt Crocodile Dundee ou Priscilla folle du désert ?

Priscilla, définitivement ! J’aime la folie, la créativité et le côté fantasque du film. Quant aux personnages, ils font aussi écho à certains de ceux que j’ai joués comme Chouchou. J’adore quand les caractères sont hauts en couleurs et chargés d’émotion. Ils ont une humanité qui me touche. Et passer du rire aux larmes – tiens ça me fait penser à Tootsie aussi – oui… ça me ressemble. Priscilla, carrément.

Tiens, puisque nous y sommes : rire ou pleurer ?

Pleurer… parce-qu’on peut pleurer d’émotion, de tristesse et de joie aussi. Dans la vraie vie, je ne suis pas quelqu’un qui rit beaucoup – n’allez pas non plus écrire que je pleure tout le temps. Mais avoir les larmes aux yeux à cause d’un mot, d’un geste, d’une déclaration d’amour, je trouve ça beau. En plus, ça fait du bien de pleurer. Sur scène, j’ai parfois fait pleurer avec des personnages forts, comme celui du grand-père que j’ai interprété il y a quelques années. Aujourd’hui, avec mon expérience de stand-up à l’américaine, je suis plus dans l’efficacité. Cependant, quand je le peux, j’essaie de garder cette rondeur et cette théâtralité française qui sont plus propices à l’émotion.

A propos de votre spectacle, plutôt anglais ou français du coup ?

Le français est ma langue naturelle. Mais je suis heureux de proposer un spectacle 100% en anglais. C’est joyeux et c’est une langue qui réunit tellement de gens. A Montréal dernièrement, il y avait des Australiens, des Sud-Africains, des Indiens… tous unis par la langue. Mais ne vous y trompez pas. C’est très dur et je travaille énormément. L’accent, la prononciation, le mot juste. Je prends des cours même, car perdre un spectateur à cause d’une vanne mal comprise, un mot mal énoncé, ah non, c’est pas possible. Un « collègue » humoriste me rappelait que l’art de faire rire est vraiment le plus difficile qui soit. Alors dans une autre langue, la barre est haute. Mais bon… en même temps, je ne veux pas me faire passer pour un Américain. Je garde mon accent étranger et j’en suis fier finalement.

Quel public attendez-vous alors : australien… ou français ?

Je suis très curieux de l’accueil des Australiens et j’espère qu’ils viendront nombreux. Cela étant, j’ai un public de francophones qui me suit depuis longtemps et qui me soutient partout dans le monde. C’est sont ces fidèles, qui m’ont donné la force et le courage d’entreprendre cette carrière internationale. Je leur ai d’ailleurs écrit un message sur facebook… vous l’avez lu ? (NDLR : oui, il date du 26 juillet dernier). Pour le reste, je compte aussi aller moi-même à la rencontre des Australiens dans leurs rues, leurs cafés, leurs salles de spectacle. C’est la première fois que je viens ici : j’ai l’intention d’en profiter.

——————————————————-

 TOURNEE AUSTRALIENNE DE GAD ELMALEH : SAVE THE DATES !

14 septembre au Melbourne Recital Centre (Melbourne Fringe Festival) – Infos ici

18 et 19 septembre City Recital Hall de Sydney (Just for Laugh Festival) – Infos

Comments
multifocus
Share With: