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Grogne des policiers: manifestations dans plusieurs villes de France

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Paris (AFP) – Plusieurs centaines de policiers ont défilé mercredi à la mi-journée dans plusieurs villes de France en revendiquant plus de moyens, des peines plus sévères et une révision des règles de la légitime défense, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Si ces manifestations ne revendiquaient officiellement aucune affiliation syndicale, elles correspondent à l’appel lancé pour une « marche de la colère policière et citoyenne » à midi par le syndicat Unité SGP police-FO. 

Les initiateurs du mouvement de grogne qui dure depuis dix jours, et clament leur autonomie de tout mouvement politique ou syndical, tiennent pour leur part leur propre rassemblement à 14H00 devant l’Assemblée nationale.

A Paris, où SGP-FO revendique la participation d’un millier de policiers, les manifestants se sont regroupés place de la République derrière des banderoles « Policiers attaqués, citoyens en danger » et « Votre sécurité a un prix.Nous attendons protection et reconnaissance ».

Ils ont rejoint l’hôpital Saint-Louis, où est toujours soigné l’adjoint de sécurité le plus grièvement touché lors d’une attaque au cocktail Molotov à Viry-Châtillon (Essonne) le 8 octobre.Cette agression a déclenché une mobilisation qui dure depuis le 17 octobre, hors de tout cadre syndical.

Devant l’établissement, des policiers ont longuement applaudi avant de scander « Vincent, la police est avec toi » et d’entonner une Marseillaise.

Delphine, policière de 33 ans dont 13 comme gardien de la paix, assure ne pas être venue à l’appel des syndicats mais « dans une démarche personnelle »: « Je veux faire comprendre à notre gouvernement que notre police nationale est dans le déclin.On est les garants de la sécurité(…) Il y a un réel besoin de se sentir soutenus, il faut qu’on soit protégé, on devient des cibles ».

« On demande une réponse pénale plus répressive, pour éviter que les mis en cause récidivent et n’aient plus peur de la sanction.C’est ce qui salit notre métier, on a l’impression d’être des pions », explique-t-elle.

En province, ont constaté des journalistes de l’AFP, 500 à 600 personnes ont défilé à Nancy, 400 à Strasbourg, 350 personnes à Nantes et Nice. 

« C’est un rassemblement sans étiquette syndicale pour exprimer le ras-le-bol, la colère de la base et réclamer de la reconnaissance et de la protection », a affirmé à l’AFP Pascal Demé, délégué SGP Police-FO en Loire-Atlantique.

A Marseille, 300 à 400 policiers, et une cinquantaine de véhicules de police gyrophares et sirènes allumés, sont partis du Vieux Port vers la mairie.

A Toulouse, les 150 manifestants ont été rejoints par le maire (LR) Jean-Luc Moudenc venu apporter son soutien face au « ras-le-bol venu de l’accumulation de beaucoup de problèmes depuis longtemps ».

D’autres rassemblements en France ont notamment réuni, souvent avec le renfort de citoyens, 300 personnes à Reims, 250 à Bordeaux et Pau, 200 à Rouen, 150 à 200 à Grenoble comme à Orléans ou La Rochelle, 150 à Carcassonne, 120 à Clermont-Ferrand, 150 à Tours, une centaine à Rennes et Périgueux, une cinquantaine à Lyon.Ils étaient également une cinquantaine à manifester à Guéret (Creuse), où selon un policier, « on n’a jamais vu çà ».

A Montpellier, 250 à 300 policiers selon la préfecture, ont terminé leur marche devant le palais de justice où ils ont scandé, « La justice avec nous ! Tous ensemble », a constaté un photographe de l’AFP.

L’intersyndicale (Alliance, Synergie Officiers, Unsa, SCPN, SICP), qui avait appelé à des rassemblements silencieux devant les palais de justice de France tous les mardis, s’était désolidarisée de cette marche, qualifiée d' »indécente opération de récupération » du mouvement.

François Hollande recevra à 18H00 des représentants de syndicats policiers.


Source: AFP
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