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Hobart : un « backpacker » exploité et sous-payé obtient 19 000 AU$ de réparation

gjfood

Un « backpacker », unique employé d’un restaurant de Hobart a été exploité et  largement sous-payé, selon une enquête de Fair Work Ombudsman.

L’enquête a révélé que l’homme, sous « working holiday visa », endossait les rôles de gérant du restaurant, cuisinier, serveur et comptable… sans le niveau de salaire correspondant, et en voyant ses droits élémentaires bafoués. « En tant que seul employé du restaurant, le travailleur devait ouvrir et fermer le magasin, préparer les repas, servir les clients et gérer les comptes, » a déclaré Fair Work Ombudsman.

Il travaillait 10 heures par jour, sept jours sur sept et était payé 900 AU$ par semaine seulement avec une déduction de 175 AU$ — prétendûment pour couvrir le sponsoring pour son visa — soit un salaire horaire de 10,36 AU$. « Il était en congés un dimanche sur deux seulement, et ne pouvait prendre qu’une pause de 10 minutes à la condition qu’il n’y ait pas de clients. »

Cependant, selon le Restaurant Industry Award en vigueur (l’équivalent du code du travail dans la restauration), un employé occasionnel a droit à un tarif horaire minimum de 24,45 AU$ (respectivement 29,34 AU$, 34,23 AU$ et 48,90 AU$ les samedis, dimanches et jours fériés). L’employé a également droit à une pause de 30 minutes minimum pour manger lorsqu’il travaille cinq heures d’affilée.

Malheureusement pour le backpacker, l’employeur ne l’avait pas enregistré et ne lui fournissait aucune fiche de paie. Mais Kristen Hannah, de Fair Work Ombudsman, a expliqué que l’agence avait pu aider cet homme à être remboursé intégralement et rapidement, sans passer par des procédures interminables. Il touchera ainsi 18 812 AU$.

Le mois dernier, Fair Work Ombudsman avait indiqué que les plaintes liées au travail étaient concentrées dans un certain quartier d’Hobart. Les commerces de Sorell, Richmond, Lewisham, Dodges Ferry et alentours feront l’objet de contrôles plus sévères dans les deux prochains mois pour éviter de nouvelles situations de ce genre et pour informer les employeurs de leurs obligations.

 

Source : themercury.com.au

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