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The Cyclist Michael Rogers

La renaissance de Michael Rogers

aircalin

L’Australien de 34 ans a remporté sa troisième victoire dans un grand tour cette saison
La carrière de Michael Rogers aurait bien pu prendre fin prématurément en novembre 2013. Alors qu’il vient de s’adjuger la Japan Cup, il est contrôlé positif au clenbutérol. Une substance qui avait déjà fait tomber son leader chez la Saxo-Tinkoff, Alberto Contador, sur le Tour de France 2010. Si les explications d’intoxication alimentaire de l’Espagnol n’avaient pas convaincu l’UCI à l’époque, elles ont suffi dans le cas de Michael Rogers dont le contrôle positif faisait suite à celui à la même substance du Mouscronnois Jonathan Breyne quelques jours plutôt.

Blanchi, Michael Rogers abordait donc cette saison 2014 dans le rôle de lieutenant. Déjà aligné sur le Giro pour épauler la promesse Rafal Majka, le natif de Barham (Province de Riverina) s’adjugeait deux victoires d’étapes dont une au sommet du terrible Monte Zoncolan la veille de l’arrivée à Milan.

Sur le Tour de France, Rogers devait cette fois travailler pour Alberto Contador, l’un des grands favoris de l’épreuve au départ de Leeds. Mais une lourde chute suivie d’un abandon lors de l’étape arrivant au sommet de la Planche des Belles Filles obligera la Saxo-Tinkoff à revoir ses plans et à miser sur les succès d’étapes. Après la victoire de Majka sur les hauteurs de Chamrousse (Alpes), Rogers partait à l’attaque dans les Pyrénnées et se glissait dans l’échappée matinale en compagnie de quelques coureurs redoutables au sommet du Port de Balès (Serpa, Voeckler, Gautier, Kiriyenka, Van Avermaet. Malin et costaud), l’Australien accélerait à 5 km de but n’ayant plus que le seul Gautier dans son sillage. 2000 mètres plus loin, le coureur de Saxo-Tinkoff faisait parler ses qualités de rouleur pour lâcher le Français et couper la ligne en qualité de vainqueur.

De quoi ponctuer un exercice 2014 déjà réussi pour celui qui fut trois fois champion du monde du contre-la-montre entre 2003 et 2005. Des succès qui avaient laissé penser au natif de Barham qu’il pourrait jouer les premiers rôles dans les grands tours. Malheureusement pour lui, il était trop court dès que la route s’élevait et n’a jamais été en mesure d’atteindre les objectifs qu’il s’était fixés. En 2006, il avait cependant réussi à figurer dans le top 10 du Giro et du Tour (6e en Italie, 9e en France), ce qui reste une performance plus qu’honorable.

A bientôt 35 ans (il les fêtera le 20 décembre prochain), Michael Rogers a montré qu’il en avait encore dans le moteur. Il réalise en tout cas sa saison la plus prolifique depuis 2003 où il avait remporté 4 succès dont le classement final du Tour d’Allemagne et de la Route du Sud. Michael Rogers a aussi remporté le Tour Down Under dans son pays natal en 2002.

F.Chl.

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