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La "trêve" des VTC prolongée jusqu'à "début janvier"

Paris (AFP) – Les chauffeurs de VTC ne prévoient pas de reprendre leur mouvement de protestation contre la plateforme de réservation Uber avant « début janvier », ont indiqué leurs représentants lundi à l’AFP.

Les organisations de chauffeurs (Unsa, Capa-VTC, Actif-VTC) ayant organisé depuis le 15 décembre des blocages et manifestations en région parisienne, avaient annoncé le 23 décembre une « trêve des confiseurs » à Noël, avant une reprise éventuelle mardi.

Mais « pour l’instant on va rester au calme, en famille », les divers interlocuteurs (gouvernement, plateformes) et de nombreux chauffeurs étant en congés, a déclaré Sayah Baaroun, secrétaire général de l’Unsa SCP-VTC. »Mieux vaut ressortir début janvier à beaucoup, plutôt qu’à 200 ou 300 maintenant alors que tout est fermé », a-t-il ajouté.

« On remobilise les troupes » en vue de reprendre l’offensive « début janvier » si besoin, a fait savoir également Helmi Mamlouk, président de l’association Capa-VTC.

Le mouvement pourra être relancé « après les fêtes » de fin d’année mais « on maintient le boycott de l’application Uber » entre temps, a indiqué Jean-Luc Albert de l’association Actif-VTC.

Du 15 au 23 décembre, des centaines de chauffeurs avaient participé à des barrages filtrants et des opérations escargot aux abords des aéroports parisiens d’Orly et de Roissy, ainsi qu’à des rassemblements dans Paris.La CFDT les appelait dans le même temps à se déconnecter « massivement » de la plateforme Uber.

Il n’y a « pas de réunion prévue cette semaine » entre les différents protagonistes, « on remettra nos forces dans la bataille à la rentrée », a déclaré Fabian Tosolini pour la fédération CFDT des transports.

Les manifestants accusent l’entreprise américaine Uber, leader du marché des voitures de transport avec chauffeur (VTC), d’imposer des conditions de travail « indignes » avec un prix minimum de la course descendu à six euros.Ils réclament également un droit de regard sur les pratiques jugées « abusives » de déconnexion qui peut les priver d’accès à la plateforme, souvent à la suite de commentaires négatifs d’un client.


Source: AFP
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