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Langues étrangères : un petit verre améliorerait la prononciation !

franckprovost

On s’en doutait un peu… voilà qui vient d’être vérifié. L’alcool, consommé avec modération, améliorerait la prononciation d’une langue étrangère. Une équipe de chercheurs néerlandais et britanniques s’est penchée sur le phénomène et vient de publier les résultats d’une étude très sérieuse sur le sujet dans le Journal of psychopharmacology le 18 octobre dernier.

Des buveurs d’alcool (modérés) contre des buveurs d’eau

50 étudiants allemands d’une université de Maastricht ont été recrutés pour l’expérience. Tous ont affirmé boire occasionnellement et tous, parce que certains de leurs cours étaient en néerlandais, ont confirmé avoir passé un test dans cette langue étrangère.

Chaque sujet de l’étude a eu l’occasion de converser 2 minutes avec un professeur en néerlandais, sachant qu’auparavant, 25 s’étaient vus offrir un verre d’eau, quand les 25 restants buvaient l’équivalent d’une pinte de bière (en quantité proportionnelle au poids du buveur). Chaque conversation a été soigneusement enregistrée.

Deux Néerlandais natifs ont ensuite noté les enregistrements à l’aveugle, tandis que les élèves jugeaient aussi leur propre performance.

Des résultats clairs… pour les autres que soi-même

L’auto-jugement n’a pas été affecté. Ainsi, les étudiants ayant bu de l’alcool ne se sont pas trouvés meilleurs sur leur enregistrement. En revanche, les auditeurs objectifs ont constaté des différences. Ils ont ainsi jugé leur aisance et leur prononciation bien meilleures.

Le niveau de vocabulaire, grammaire ou argumentaire, lui, n’a pas été amélioré. Les deux groupes sur ce point, n’ont pas été différenciés.

D’autres pistes de recherche…

Les conclusions sont là ! Mais les auteurs de l’étude ont insisté sur la faible quantité d’alcool ingérée. En en consommant davantage, les effets auraient pu diminuer la qualité de l’articulation. Ils souhaitent aussi reproduire l’expérience avec un placebo, car, ici, les étudiants savaient ce qu’ils buvaient et on ignore si l’amélioration de la prononciation est due à l’alcool lui-même ou à la stimulation psychologique. Enfin, même si une étude similaire de 1972 avait démontré les mêmes effets sur des Américains prononçant du thaï, il serait intéressant de croiser d’autres langues sur d’autres nationalités.

Les auteurs ont terminé en indiquant que l’alcool pouvait aussi avoir joué sur l’anxiété verbale et amélioré la confiance, d’où une plus grande aisance dans la langue étrangère.

Source : Time

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