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Le discours d’E.Macron en N-Calédonie séduit le FLNKS

NCT

Le discours d’Emmanuel Macron samedi à Nouméa a remporté l’adhésion des responsables du FLNKS, parti historique des Kanak indépendantistes, qui ont salué sa « vision » stratégique, ont rapporté les médias locaux.

« Ce qui est plus important pour nous, c’est la vision qu’il a exposée de cette région Indo-Pacifique. Cela rejoint, ce que nous les indépendantistes, avons porté depuis des années. C’était un discours vraiment de haute tenue », a déclaré à NC 1ère Roch Wamytan, chef du groupe UC-FLNKS et nationalistes au Congrès de l’archipel.

« Que nous soyons un pays qui soit encore sous souveraineté française ou que nous soyons un pays complètement indépendant, nous sommes dedans », a-t-il également indiqué.

De son côté Louis Mapou, chef du groupe UNI-Palika (Union nationale pour l’indpendance) s’est réjoui que le chef de l’Etat ait « comme message de ne pas avoir peur ».

« Quelle que soit la décision que nous prendrons, la France a des intérêts dans cette région du monde, et elle sera là et elle nous accompagnera (dans nos choix, ndlr). Il a fixé un cadre stratégique », a-t-il déclaré à la radio RRB.

Au terme de deux jours et demi en Nouvelle-Calédonie, où a lieu le 4 novembre un référendum sur l’indépendance, Emmanuel Macron s’est exprimé pendant près d’une heure samedi soir devant quelque 300 personnes réunies dans un théâtre, sur le sens de son séjour et sa vision de l’avenir de l’archipel.

Il a notamment longuement insisté sur cette « ambition indo-pacifique qui inclut la Calédonie », selon un axe Paris-New-Dehli-Canberra.

« Cette stratégie est essentielle si nous ne voulons pas que cette région tombe sous une nouvelle hégémonie », a-t-il déclaré dans une allusion discrète à l’influence grandissante de la Chine dans l’Océanie insulaire.

« La France ne serait pas la même sans la Nouvelle-Calédonie », a-t-il aussi insisté, se refusant toutefois à prendre parti sur le référendum « pas pour me soustraire à une responsabilité mais parce que justement ce n’est pas ma responsabilité ». « C’est aux Calédoniens de choisir », a-t-il dit.          Emmanuel Macron a quitté le Caillou samedi soir.

AFP

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