fbpx
Copyright LE COURRIER AUSTRALIEN 2016
HomeActuLe G7, Japon en tête, doit cesser de financer l'industrie du charbon (ONG)
charbon

Le G7, Japon en tête, doit cesser de financer l'industrie du charbon (ONG)

NCT

Les pays industrialisés du G7 doivent cesser de financer à l’étranger les activités liées au charbon, l’énergie la plus polluante et la plus dommageable pour le climat, ont réclamé mardi à Bonn plusieurs ONG, dénonçant en particulier la politique du Japon, hôte du prochain sommet du Groupe des Sept.

Ces pays ont jusqu’ici largement financé les projets de centrales à l’étranger, même s’ils se détournent eux-mêmes de cette énergie et si les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France par exemple ont récemment décidé de réduire leurs aides, notent dans un rapport six ONG dont le WWF et le Natural Resources Defense Council (NRDC).

Entre 2007 et 2015, ces projets ont ainsi reçu 42 milliards de dollars via les crédits à l’exportation de ces Etats, dont 22 milliards du Japon, hôte du sommet d’Ise-Shima qui débute jeudi, souligne ce rapport.

Afrique du Sud, Inde, Philippines, Australie en ont été les principaux bénéficiaires, mais pas les pays parmi les moins avancés, soulignent les ONG.

« Financer l’industrie du charbon dans le contexte climatique actuel est irresponsable », a dit Jake Schmidt, du NRDC, à Bonn, où se déroule une session de l’ONU sur la mise en oeuvre de l’accord sur le climat conclu en décembre à Paris. « Et le Japon et l’Allemagne en particulier continuent ».

Les ONG appellent ces deux pays à prendre, au sommet du G7, l’engagement de cesser leur soutien public au charbon à l’étranger.

Selon elles, le Japon prévoit d’y consacrer près de 10 milliards de dollars dans les années à venir. Depuis la catastrophe de Fukushima, il investit aussi dans le charbon sur son propre territoire, avec une quarantaine de projets de centrales.

Depuis 2007, l’Allemagne a fourni neuf milliards de dollars d’aide aux projets à l’étranger, les Etats-Unis environ cinq milliards, la France 2,5, l’Italie deux, le Royaume-Uni un et le Canada moins d’un, d’après les mêmes sources.

« Les gouvernements du G7 doivent limiter leurs subventions pour toutes les activités liées au charbon, pas seulement les centrales », insistent les ONG.

Selon l’Agence internationale de l’énergie, environ 40% de l’électricité mondiale reste générée par le charbon, mais cet âge d’or pourrait toucher à sa fin en raison notamment d’une perte d’appétit de la Chine et de la croissance des énergies renouvelables.

Les représentants de 195 Etats sont réunis depuis le 16 mai à Bonn pour de premières discussions visant à mettre en oeuvre l’accord de Paris contre le dérèglement climatique.

En décembre, la communauté internationale s’est accordée sur l’objectif de limiter le réchauffement mondial à +2°C, en agissant sur les émissions de gaz à effet de serre, largement liées à la combustion des énergies fossiles.

Comments
tfm
Share With:
Tags