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En Australie, le « grave problème de l’ingérence étrangère » inquiète

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Le ministre australien de la Justice a jugé lundi que « l’ingérence étrangère » dans les affaires politiques de son pays représentait un « grave problème », en annonçant le durcissement de la loi sur l’espionnage et les dons venant de l’étranger.

Le Premier ministre Malcolm Turnbull avait ordonné une enquête en juin après des révélations des groupes de médias Australian Broadcasting Corporation et Fairfax. D’après eux, les services de renseignement avaient mis en garde voici deux ans la classe politique contre le fait d’accepter des dons de la part de deux milliardaires ayant partie liée avec le Parti communiste chinois. Malgré l’avertissement, selon ces médias, les membres du Parti libéral (conservateur) comme les travaillistes avaient continué à accepter de fortes sommes d’argent.

Les services de renseignements s’inquiétaient de la possibilité que Pékin se serve de ces dons pour accéder aux institutions australiennes. La Chine a démenti des accusations « totalement infondées ».

Depuis, les inquiétudes sur d’éventuelles ingérences grandissent, aggravées par les accusations d’ingérence russe dans le système politique américain. « Le problème de l’ingérence étrangère dans nos affaires politiques est un problème extrêmement grave », a déclaré le ministre de la Justice George Brandis devant le Parlement. « Alors je peux annoncer au Sénat que dans le courant de la semaine, le gouvernement va lui présenter un projet législatif important pour réformer la loi sur l’espionnage et l’ingérence étrangère ».

Parmi les changements proposés, la création « de nouveaux délits en matière d’ingérence étrangère et d’espionnage », a-t-il dit.

Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré lundi que Pékin observait « le principe de respect mutuel de la souveraineté et de non ingérence dans les affaires intérieures » de pays tiers. « En même temps, nous appelons les personnes concernées côté australien à abandonner leurs préjugés », selon Geng Shuang.

La semaine dernière, un parlementaire travailliste,  Sam Dastyari, a démissionné de sa fonction de leader adjoint de l’opposition après des informations de presse selon lesquelles il avait prévenu un homme d’affaires chinois que son téléphone était probablement surveillé par le renseignement.

 

Source : AFP

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