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Le secret des pilotes pour rattraper un retard

aircalin

Entendre un pilote d’avion expliquer qu’il essayera de rattraper un retard est assez commun. Cependant, cette phrase a souvent laissé les passagers perplexes, la méthode d’exécution d’un tel projet s’avérant plutôt opaque.

Les pilotes d’avion ont enfin révélé leur secret pour raccourcir le temps de trajet initial, tout en reconnaissant que leur capacité à le faire dépend de certains facteurs telles que la météo, le trafic aérien et le carburant.

« Je ne dirais pas que c’est facile, mais c’est possible. Tout dépend du trajet défini, des conditions climatiques, de l’heure, etc., » affirme Patrick Smith, pilote responsable du site Ask the Pilote. « Même dans le meilleur des cas, nous ne pouvons pas changer grand-chose. Le temps que vous gagnez se résume à quelques minutes seulement. »

Selon lui, les pilotes peuvent demander d’emprunter un trajet plus direct, ou d’augmenter leur vitesse de vol. « Les trajets entre les villes sont souvent indirects. Il faut zigzaguer entre une série de points à relier. Parfois, nous sommes capables de couper court ou de demander à sauter une étape pour que le trajet soit plus direct et donc gagner un peu de temps. »

Cependant, M. Smith souligne que lorsque le trafic aérien est dense, les demandes ont autant de chances d’être acceptées que d’être refusées.

Il se souvient qu’il y a quelques semaines, l’un de ses vols USA-Paris avait été retardé de 45 minutes à cause d’un problème de bagage ; il avait néanmoins réussi à récupérer 20 minutes. « Une fois en l’air, nous avons demandé la permission de voler à une vitesse légèrement supérieure à celle qui était prévue et nous avons obtenu l’accord de le faire. Les changements de ce genre doivent être coordonnés par la tour de contrôle et les régulateurs de vol des compagnies aériennes, qui suivent chaque vol et contrôlent diverses informations comme la météo, la réserve de kérosène, etc. » Car bien évidemment, voler plus vite consomme plus de carburant. Si les paramètres sont trop justes, il n’est souvent pas possible d’augmenter la vitesse de vol.

D’autres pilotes ont également commenté sur cette difficulté de diminuer la durée d’un vol. L’un d’entre eux a notamment insisté sur le fait que les courants-jets – ces courants aériens rapides et étroits que l’on trouve dans la troposphère – ont un impact majeur sur la vitesse de trajet. Ils ont donc une influence d’autant plus importante sur la durée des longs courriers. « Le système météorologique au niveau mondial peut différer d’un jour à l’autre. Il est possible de partir de Londres à temps mais d’arriver avec 30 minutes de retard, ou 30 minutes d’avance » explique-t-il.

Pour ce même pilote, arriver à raccourcir un trajet de quelques minutes est déjà remarquable. Les vols sont en effet programmés avec une vitesse optimale, qui laisse peu de possibilités d’être augmentée. Tout est calculé au plus juste pour diminuer les temps au sol avant le décollage ou après l’atterrissage.

 

Source : 7news

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