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« Le South Australia, destination professionnelle de choix pour les Français »

La ville d’Adelaide a accueilli l’édition 2017 du Schneider Electric Innovation Hub Business Forum, organisé par la FACCI (Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-Australienne) le 20 juin dernier. L’occasion de faire un point sur les faits accomplis, projets en cours et espoirs futurs pour cette collaboration intercontinentale entre la France et l’Australie.

Projet phare de cette rencontre : le contrat DCNS, fierté française mise à l’honneur en Australie

Le groupe français DCNS (aujourd’hui Naval Group) a remporté en décembre 2016 un mégacontrat estimé à 50 milliards de dollars pour la construction de la prochaine génération de sous-marins australiens. Le spécialiste du naval de défense détenu par l’Etat français et Thales était en compétition avec l’allemand ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS) et un consortium emmené par Mitsubishi Heavy Industries et soutenu par le gouvernement japonais.

Ce contrat, la plus importante commande militaire passée par l’Australie, porte sur 12 sous-marins océaniques de plus de 4.000 tonnes qui devront remplacer les sous-marins actuels de la classe Collins fonctionnant au diesel et à l’électricité.

Avec ce contrat à 50 milliards de dollars australiens (34,5 milliards d’euros), l’Australie entend doubler sa flotte pour la porter à 24 bâtiments.

Ceux-ci, dont la construction est prévue dans le South Australia avec de l’acier et une main-d’oeuvre locaux, promettent un élan économique pour les deux pays.

L’enthousiasme généré par un tel contrat est palpable, et le projet est présent sur toutes les lèvres. Pour Hon Martin Hamilton-Smith MP, Minister of Investment and Trade, Small Business, Defence Industries, and Veterans’ Affairs, ce contrat représente «la transition de l’Australie d’une industrie de construction traditionnelle coûteuse et peu productive vers la pointe du 21e siècle » et accueille ce partage intellectuel à bras ouverts, décrétant que « toute économie ne fondant pas son futur sur l’innovation est vouée à l’échec ».

Une collaboration tournée vers le futur

Quelques mois après cet accord, MP Hamilton-Smith pense déjà aux portes qu’une telle collaboration ouvre sur le long terme.      «L’exploitation minière, le gaz, les énergies renouvelables, l’informatique, la santé, cette alliance pourrait s’étendre à de nouveaux secteurs. Elle vient aussi  consolider un lien fort entre deux pays, deux continents, et par extension plus de 3.5 milliards de personnes ».

Le Premier ministre du South Australia, Jay Weatherill, le rejoint dans cette effervescence superlative, affirmant que cet accord franco-australien « offre de nouvelles opportunités pour créer des énergies renouvelables qui permettent de préserver notre planète, et une supériorité technologique vitale à l’industrie manufacturière. »

Une relation qui transcende l’économie

Au-delà de l’apport économique incontestable d’un projet d’une telle ampleur, celui-ci symbolise aussi « une invitation aux Français à venir apporter leurs idées en Australie ». C’est tout du moins ainsi que le décrit Antoine Hautin, Directeur de Stratégie Française pour le Premier ministre et le Gouvernement du South Australia, pour qui « les liens tissés auront des répercussions non seulement sur les départements de la Défense d’Australie et de France mais aussi sur les générations futures que ce soit au niveau industriel, gouvernemental ou social ».

« Le South Australia est devenu la destination de choix pour les Français ». Ces mots du Premier ministre semblent indiquer que les projets entre ces deux pays ne s’arrêteront pas à la COP21 et au contrat DCNS.

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AFSydney
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