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Le téléchargement en Australie

aircalin

Comme n’importe quel pays du monde, l’Australie possède ses propres lois en ce qui concerne le téléchargement illégal. Que ce soit en terme de films, séries, ou musique, les internautes australiens font partis des plus actifs au monde.

Jusqu’à 60 500 dollars, soit 47 000 euros, et 5 ans d’emprisonnement, c’est ce que risquent au maximum les sites et les internautes pour téléchargement illégal. Cher ? Un peu moins en tout cas que la Loi française Hadopi, qui peut, en théorie, condamner jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende. A une différence près que l’Australie, avec 1,24 milliard de visites sur des sites de piratages en 2015, est l’un des pires pays en terme d’infraction en ligne que ce soit pour des films, des séries, ou encore des musiques.

Par exemple, selon une enquête effectuée en 2012 par Musicmetric, une société de donnée et d’analyse, l’île-continent s’est classée sixième parmi les pays les plus actifs en téléchargement de musique avec plus de 19 millions de téléchargements. Le principal pays étant les Etats-Unis avec un total de 96 681 133 téléchargements, soit plus du double que la seconde nation, la Grande-Bretagne, qui en comptait un peu plus de 43 millions.

Cependant, avec une population de 23 millions d’habitants pour ces 19 millions de téléchargements (19 104 047 pour être précis), l’Australie est, au final, le pire du lot…

Comment l’Australie protège les droits d’auteur ?

Depuis longtemps, l’Australie protège les droits d’auteur. La première loi a été ratifiée en 1968. Puis, en 2015, cette même loi a été légèrement modifiée, impliquant l’infraction en ligne afin d’empêcher les internautes australiens d’accéder à certains sites web étrangers, comme les sites populaires BitTorrent et The Pirate Bay. Certes, cela n’empêchera pas les personnes insistantes de télécharger des contenus illégaux mais cet amendement sur le droit d’auteur signifie que : «Les titulaires de droits de propriété intellectuelle, comme les sociétés de cinéma hollywoodiennes, pourront lancer des affaires devant la Cour fédérale d’Australie pour obliger un fournisseur de services de transports (fournisseur de services Internet ou FAI) à prendre des mesures raisonnables pour bloquer l’accès à un site internet à l’étranger». En d’autres termes, il prévoit la possibilité d’ordonner le blocage, sur ordre d’un juge, de sites visant à faciliter le téléchargement illégal.

L’Australian Screen Association (ASA) a également un rôle à jouer. Anciennement connu sous le nom de l’Australian Federation Against Copyright Theft (AFACT), ce groupe de lobbying créé en 2004 a fait de la lutte anti-piratage sa principale activité. Son objectif est simple : protéger, soutenir, et promouvoir la consommation sécuritaire et légale de l’industrie cinématographique et télévisuelle sur toutes les plateformes. Cela s’effectue grâce à des programmes de sensibilisations du public et de recherches afin de souligner l’importance et les avantages de la protection des contenus.

Joffrey Tridon

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