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Maatsuyker Island

Marre de la routine urbaine ? Devenez gardien de Maatsuyker Island !

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Le phare de Maatsuyker Island, le plus méridional d’Australie, est situé à 10km des côtes de Tasmanie. Mis en service en 1891, il est entièrement automatique depuis 1996. Pour autant, une présence permanente est requise sur l’île afin d’entretenir les bâtiments classés et les terrains et de faire des relevés météorologiques.

Tous les six mois, le Tasmania’s Parks and Wildlife Service cherche au minimum deux volontaires pour s’installer temporairement sur Maatsuyker Island. maatsukyer 2

Le contrat est simple : les personnes choisies sont logées gratuitement dans l’ancien logement du gardien de phare — un cottage avec 4 chambres — et doivent en échange s’acquitter d’un certain nombre de tâches d’entretien et réaliser différentes observations. Ils sont transportés sur l’île par hélicoptère avec un maximum de 800kg de matériel et nourriture qu’ils doivent préparer eux-mêmes, et ravitaillés une seule fois en six mois.

Le profil des gardiens de l’île varie. Le plus souvent il s’agit de couples, mais pas toujours. Se sont succédé des marins, des auteurs, des artistes et des retraités.

 

Un test pour le couple

Quoi de mieux pour tester une relation que de s’isoler avec son partenaire pendant 6 mois sur une île balayée par les vents ? C’est peut-être ce

Jesse Taylor

que s’est dit Jesse Sieber lorsqu’il a postulé pour aller passer 6 mois sur Maatsuyaker Island avec sa fiancée, Taylor Stevens. Lorsqu’en janvier dernier, il a reçu l’appel lui annonçant que leur candidature avait été retenue, il en a presque « pleuré de joie. » Sa compagne, Taylor, a

accepté de l’accompagner. « J’aurais pu me marier avec elle, là tout de suite, mais j’ai pensé que ce pourrait être une bonne idée de voir d’abord si nous arrivions à passer l’épreuve du séjour sur l’île. »

Contrairement à ce que pensent leurs amis, Jesse Siebler et Taylor Stevens ne sont pas « en week-end permanent ». « Nous avons des bâtiments classés à entretenir et protéger des intempéries. Nous sommes aussi responsables d’un kilomètre et demi de canalisations, » explique M.Siebler. Leur travail, très physique, implique également beaucoup de tonte et de débroussaillage.

 

 

Des conditions extrêmes et beaucoup d’humour

L’île étant placée sur la trajectoire des quarantièmes rugissants, les conditions climatiques sont plutôt rudes. Le vent souffle continument avec des rafales pouvant aller jusqu’à plus de 170km/h, et il pleut 250 jours par an. Les gardiens de l’île ont pour mission de mesurer, observer et enregistrer régulièrement les conditions météorologiques. Ce qui implique de grimper deux fois par jour la colline jusqu’à la station météo… en bravant les éléments.

Jesse Sieber et Taylor Stevens partagent leur aventure sur les réseaux sociaux : en effet, l’île a été tout récemment connectée à internet. Sur Instagram et sur leur blog, ils relatent leurs exploits avec humour. « On essaie d’être drôles, mais parfois ce que nous vivons est assez dur. »

Malgré cela, l’expérience les comble et les ravit. C’est d’ailleurs le cas pour la majorité des gardiens qui les ont précédés.

Cette petite île de 3k x 1,5km est d’une beauté sans pareille, avec des vues à couper le souffle. Une fois leur journée de travail achevée, le couple peut explorer l’île, cultiver des activités créatives telles que la photo, l’écriture… et s’émerveiller au contact de la faune. L’île abrite en effet 800 000 puffins, des phoques et des éléphants de mer… pour seulement deux humains.

 

Thanksgiving

Le 23 novembre, Jesse et Taylor célèbreront Thanksgiving ; une manière de remercier l’île pour tout ce qu’elle leur offre. Sans festin néanmoins, car les provisions de nourriture, calculées au plus juste, n’incluent malheureusement pas la traditionnelle dinde… D’ailleurs la viande fraîche, les graines, les œufs et les produits laitiers ne sont pas autorisés sur l’île. Le couple est donc arrivé avec dans ses bagages 20 plaquettes de chocolat, 600 sachets de thé, 9kg de café, 8kg de lait en poudre, de l’avoine, du granola et du muesli. Et plein de légumes déshydratés, au cas où ils ne parviendraient pas à cultiver quoi que ce soit sur l’île.

Interrogés sur les conseils qu’ils pourraient donner à leurs successeurs, leur réponse peut surprendre : « Prenez de bonnes chaussettes ! »

Si l’expérience vous tente, le dépôt des candidatures pour la période 2020-2022 sera possible dès 2019.

D’ici là, vous pouvez suivre les aventures de Jesse et Taylor sur Instagram : thelighthousekeepers

 

Sources :

abc.net.au

abc.net.au

traveller.com.au


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