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NWS : première loi historique pour sauver les langues aborigènes

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Un parlement australien a fait un pas important pour reconnaître et sauver les langues aborigènes, ce pour la première fois dans l’histoire de la nation.

Des centaines de personnes se sont rassemblées devant le Parlement de Nouvelle-Galles-du-Sud à Sydney ce mercredi pour saluer l’introduction d’un nouveau texte législatif capital : la Aborigenal Languages Bill, une loi visant à ressusciter les langues aborigènes.

Dans le cadre de cette nouvelle législation, le gouvernement du NSW s’est engagé à nommer une commission indépendante d’experts en langues aborigènes et à établir un nouveau centre de langues.

En préambule du vote de cette nouvelle loi, la ministre des Affaires Aborigènes Sarah Mitchell avait déclaré au parlement que les gouvernements précédents avaient essayé de détruire ces langues. Selon elle, environ 1800 personnes parlent une langue aborigène au NSW, majoritairement le Wiradjuri. Au total, on estime que 35 langues aborigènes différentes sont parlées dans cet état, sans compter des dizaines de dialectes. « Je suis si fière que ce Parlement puisse enfin jouer un rôle dans la reconnaissance et la préservation des langues des premiers australiens. »

 

Les langues aborigènes chantées et parlées au Parlement

Lors de cette séance parlementaire, des anciens de différentes tribus s’étaient rassemblés et ont été exceptionnellement autorisés à chanter et parler dans leurs langues devant les élus. Le Dr Ray Kelly de l’Université de Newcastle était parmi eux et a pu faire entendre le Dunghutti, sa langue maternelle. Il reconnaît que ce jour était chargé en émotion. « Cette loi avait été évoquée il y a déjà 30 ou 40 ans, et depuis, la population indigène n’avait cessé de l’espérer. Si l’on nous accorde les ressources nécessaires, nous pourrons vraiment faire la différence pour ces langues considérées comme mortes. »

 

La crainte de perdre le contrôle

Pendant des décennies, le fait de parler une langue indigène était déconseillé voire découragé par les institutions. La préservation des langues aborigènes était principalement le fait d’associations locales et le NSW Aborigenal Land Council (Conseil de Nouvelle-Galles-du-Sud des terres aborigènes) espère que cela reste ainsi. Son président, Roy Ah See, craint que la nouvelle législation conduise à plus de contrôles, plus d’interventions dans le domaine de la préservation des langues indigènes.

C’est d’ailleurs dans ce sens qu’est intervenu Murray Butcher, un homme barkindji,  lors de son plaidoyer devant le Parlement mercredi : « Faites les choses bien en nous aidant à sauver nous-mêmes nos propres langues. Redonnez-nous le pouvoir de sauver nos langues et de contrôler notre destinée. » « Notre langage nous appartient, et doit rester entre nos mains. »

 

Source : abc.net.au

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