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Paul Taylor, un humoriste franglais en Australie pour Bastille Day 

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What the f… mais qui est donc ce trentenaire qui aime rire de notre beau pays, de sa façon de faire la bise (un peu compliquée c’est vrai) à sa manière de commander la baguette ? Paul Taylor, made in England, débarque en Australie pour représenter la France aux Bastille Day French Festivals de Brisbane et Melbourne. Forcément, on a eu envie d’en savoir plus.

D’où viens-tu Paul Taylor…

Je suis né en Angleterre, mais j’ai vécu de 2 à 4 ans à Genève et de 5 à 9 ans en France. Je ne suis revenu en France qu’en 2009 pour mon travail. A l’époque, j’étais formateur chez Apple (un vrai boulot). On m’a envoyé à Paris parce que je parlais français.

Humoriste : hasard ou vocation ?

Je n’ai pris aucun cours de théâtre, mais j’ai toujours participé à l’animation à table. Ce n’est pas toujours moi qui faisais rire le plus, mais mes potes me trouvaient très drôle – surtout quand j’étais énervé. C’est comme ça que je me suis découvert ce « talent ». Ensuite, j’ai fait pas mal de scène en plus de mon (vrai) boulot. Finalement, j’ai fait le grand saut il y a 2 ans.

What the fuck France… comment ça a commencé ?

Hasard complet ! Je tournais sur des scènes anglaises à Paris et un pote a eu l’idée de filmer un de mes sketches en vidéo pour la promo. Ce spot (« la bise ») a fait un million de vues sur Internet en une semaine. C’est là que Canal + m’a téléphoné pour me proposer d’en faire d’autres pour la télé. Impossible de refuser.

Humours français et anglais : y a-t-il une différence… l’autodérision ?

Ce n’est pas typiquement anglais. La preuve, les Français aiment ce que je fais. Ils sont donc capables de rire d’eux-mêmes. Non, pour moi, la différence vient surtout de la manière de consommer l’humour. En Angleterre, on a beaucoup de stand-up. En France aussi, mais il y a surtout une culture de la chronique télé ou radio. Et puis, les humoristes français traitent beaucoup de politique. Pas les Anglais. Pour le reste, je crois qu’on rit des mêmes choses.

Qui t’inspire et te sens-tu appartenir à une génération particulière ?

J’adore Bill Burr et Louis CK par exemple… Peut-être que nous avons des références communes. En France, nous avons été une petite trentenaire à nous lancer il y a 4 ans, on a occupé les mêmes salles, on se connaît. Sinon, je pars aujourd’hui au Marrakech du Rire, ça me fait bizarre parce qu’ils se connaissent tous entre eux. Je serai le petit nouveau que personne ne connaît parmi ces poids lourds du rire. C’est un peu stressant, mais j’ai souvent vécu ça puisque j’ai beaucoup déménagé et changé d’école dans ma vie.

Venir en Australie en tant que représentant français, ça fait bizarre ?

Carrément ! J’ai d’ailleurs été élu le 20ème Français le plus drôle dans un classement récent du magazine GQ… ça m’a fait bizarre. En même temps je suis surtout connu des Français et des francophones. Quand je suis allé à Londres, aucun Anglais ne me connaissait.

Tu viens pour Bastille Day : « What the fuck le 14 juillet », ça donne quoi ?

Les feux d’artifice ! Mais pourquoi durent-ils si longtemps ? 30 minutes c’est hyper long ! Les Français pourraient en garder la moitié pour le nouvel an. C’est ça qui me manque quand je regarde la BBC le 31 décembre, tous les pays lancent leur feu d’artifice les uns après les autres, pas la France (ou trop vite). Sinon, les pompiers ! Ils travaillent comme des fous toute l’année et ils ont un jour où ils sont récompensés, c’est le 14 juillet : ils font leur bal et toutes les plus belles filles leur tombent dans les bras. Et enfin… la Marseillaise. Je connais la mélodie mais pas les paroles (sauf « marchons, marchons… »).

Ton meilleur souvenir de 14 juillet ?

Je suis rarement en France ce jour-là mais je me rappelle avoir tenté de regarder le feu d’artifice depuis une petite colline près de Puteaux où je vivais avec ma copine. En fait, on voyait bien mais on n’entendait rien. Franchement, ça nous a gâché la moitié du plaisir.

Ton spectacle est en franglais… c’est quoi cette langue ?

Normalement, le franglais mélange les deux langues en même temps. Dans les faits, mon spectacle est moitié en français, moitié en anglais. La langue est fonction du sketch !

Trois dates australiennes seulement : attention, ça part très vite !

Il sera aussi en chair et en os dans les allées du Meat Market les 15 et 16 juillet…

> lundi 10 juillet à 7.45 pm au Tivoli à Brisbane

> jeudi 13 juillet à 7.30 à l’Alliance Française de St Kilda – Melbourne.

> samedi 15 juillet à 7.30 au Meat Market – Melbourne

Réservations ici pour Brisbane, pour Melbourne.

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