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Plusieurs pays industrialisés limitent leur soutien à l'export de centrales au charbon

NCT

Plusieurs pays de l’OCDE se sont mis d’accord pour limiter leur soutien à l’exportation de centrales au charbon, l’énergie fossile la plus polluante, selon un document consulté mercredi par l’AFP et confirmé par l’organisation.

A une dizaine de jours de l’ouverture à Paris de la grande conférence de l’ONU sur le climat COP21, les Etats-Unis, l’Union européenne, le Canada, le Japon, la Corée, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Norvège et la Suisse ont revu les mécanismes d’octroi de garanties financières publiques pour la vente à l’étranger de centrales électriques fonctionnant au charbon, selon une ébauche du texte d’accord consultée par l’AFP.

« Plus des deux tiers des projets de centrales à charbon ayant reçu un soutien financier à l’export de pays de l’OCDE entre 2003 et 2013 n’auraient pas été éligibles à de tels soutiens avec les nouvelles règles », a estimé David Drysdale responsable de la division des crédits à l’exportation de l’OCDE, dans un communiqué.

Selon ce texte, encore soumis à un feu vert de l’UE, des soutiens à l’export de ces centrales à charbon seront néanmoins acceptés si, par exemple, des alternatives plus respectueuses du climat ne sont pas réalisables, notamment dans des pays en développement.

Ces nouvelles règles doivent entrer en vigueur au 1er janvier 2017.

Plusieurs organisations non-gouvernementales ont déjà réagi au texte, fruit de deux ans de discussions et « premier pas dans la bonne direction ».

Toutefois « l’accord ne couvre que les centrales à charbon et ignore les soutiens aux mines et infrastructures de charbon », relève l’ONG Les Amis de la Terre, qui a publié mercredi conjointement avec la fondation allemande Heinrich-Böll un « atlas du charbon » compilant les informations sur cette énergie et ses effets négatifs sur le climat. L’accord de l’OCDE « reste très insuffisant », selon elle.

L’ONG allemande Germanwatch a salué pour sa part « l’engagement fort des Etats-Unis » dans les négociations, notamment face au Japon, à la Corée du Sud et à l’Australie, très attachés à leur charbon.

« Il faut attendre de voir quelles possibilités de contournement offre l’application du nouveau règlement », a nuancé Christoph Bals, président de Germanwatch. Mais « nous anticipons que les crédits à l’export des pays industrialisés pour le charbon vont diminuer des deux tiers grâce à cet accord ».

Les pays de l’OCDE sont parties prenantes à un code de conduite commun sur les crédits à l’exportation existant depuis 1978, et décliné par secteur. Cet « arrangement » n’est pas coercitif mais est respecté par les pays concernés, et ses différents pans sont renégociés à intervalles réguliers.

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franckprovost
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