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Politesse, requin, record du monde : le résumé de la 1ère journée des Commonwealth Games

franckprovost

Blessure, disqualification, désillusion ont émaillé jeudi la 1re journée des favoris des Jeux du Commonwealth à Gold Coast, dont l’athlète Sally Pearson, le nageur Ben Proud et les triathlètes Alistair et Jonny Brownlee. Avant que le nouveau record du monde du 4×100 m des nageuses australiennes ne redonne des couleurs à la compétition.

Pearson fauchée – l’Australienne Sally Pearson, spécialiste des haies hautes et régionale de l’étape, a renoncé en raison en raison d’une blessure récurrente à un tendon d’achille qui s’est réveillée au mauvais moment. La douleur a « rapidement atteint un pic » il y a deux jours, a regretté la championne du monde et olympique du 100 m haies de 31 ans, qui privilégie désormais les JO-2020 à Tokyo.

Politesse – « Je préfèrerais finir 2e derrière quelqu’un qui mérite de gagner, c’est clair« , n’a pas caché le nageur sud-africain Chad le Clos, après la disqualification dans les séries du 50 mètres papillon de son rival anglais Ben Proud pour faux départ. Sans ça, avec un temps de 22 sec 84/100, l’Anglais aurait pourtant amélioré le record de l’épreuve après avoir justement dominé le fier quadruple champion du monde dans leur série commune (23:53.). « Je ne l’ai pas du tout senti bouger« , a ajouté le Clos, qui ambitionne de devenir le sportif le plus titré des Jeux du Commonwealth. « Personne n’aime voir ça. C’est clairement le meilleur papillonneur du monde sur la distance et l’espère que la décision sera annulée« .

La question aborigène – Des centaines de manifestants défendant la cause du peuple historique de l’île-continent ont fait entendre leur voix en marge de la cérémonie d’ouverture mercredi. Pour certains activistes aborigènes, ces jeux, renommes « Stolenwealth Games », symbolisent l’invasion par le colon britannique, la dépossession de leur terre, de leur culture. En 1982 déjà à Brisbane lors de l’épreuve, et encore en 2000 à Sydney lors des JO, les aborigènes s’étaient manifestés pour plaider leur cause.

Fraternelle dégringolade – Champion et vice-champion olympiques du triathlon à Rio, les frères Brownlee se sont pris les pieds dans le tapis à Gold Coast. Alistair, en or au Brésil, a fini 10e et mis ses déboires sur le comptes de ses blessures et du format de la course, tandis que Jonny, argenté il y a deux ans, n’a pas fait mieux que 7e. « J’aurais préféré que ce soit une course très dure sur une distance complète. J’aurais aussi préféré que mon mollet réponde bien il y a deux mois. Si j’avais pu m’entraîner, j’aurais été capable de gagner« , a enragé Alistair, opéré de l’aine en août et blessé à un mollet en préparation. Par rapport à un triathlon olympique (1,5 km de natation, 40 km à vélo et 10 km de course) les distances ont été raccourcies de moitié.

Au buzzer – Alors que la 1re journée de compétition allait se refermer sur tous ces échecs, les Australiennes ont jailli du plot pour s’offrir un nouveau record du monde du 4×100 m nage libre en 3 minutes 30 secondes 05/100. Shayna Jack, Bronte Campbell, Emma McKeon et Cate Campbell ont amélioré le précédent record (3 min 30:65.), déjà détenu par l’Australie et établi pendant les JO-2016.

Squale – Finau Ohuafi a beau avoir fini 50e sur 54e des séries du 50 mètres papillon, l’histoire du nageur de 17 ans des Tonga a attiré l’attention. « Au Tonga, on s’entraîne dans la mer car il n’y a pas d’autre piscine qu’une de 25 mètres dans un hôtel. Du coup, je ne suis pas habitué« . Du coup, le jeune homme nage dans l’Océan Pacifique, où il n’y a pas de plot de départ et où on peut faire des rencontres inquiétantes. « Une fois, à l’entrainement, on a vu un requin, a-t-il raconté. Mon cousin m’a tapé la jambe pour me prévenir. J’ai regardé plus bas et je l’ai vu. On a eu sacrément peur car on était entre le large et le récif« . Pour se mettre à l’abri, pas d’autre choix que de grimper sur le corail.

Source : AFP


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NCT
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