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[PORTRAIT] Dr. Mendez : «Mes origines font partie de ma musique»

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Entre une émission de radio, des mix et des projets plein la tête, le quotidien de Dr. Mendez est très occupé. Le Courrier Australien est donc allé à sa rencontre pour tenter de découvrir ce qui l’anime. Portrait.

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Dr. Mendez a appris les fondamentaux du mix à l’école DJ Network de Lattes en 2009.

Il vous est sûrement déjà arrivé d’écouter East Side Radio, fréquence 89.7 fm et de tomber sur Forever French. Une émission dédiée à la culture francophone, mais surtout une émission où la musique est très présente. Mais vous êtes-vous vraiment posé la question de qui se trouve derrière les platines ? Il s’agit de Dr. Mendez, artiste français, aux origines montpelliéraines, qui a intégré l’équipe en 2015.

Mehdi Mendez, de son vrai nom, passe donc chaque mercredi soir, entre 8 pm et 9.30 pm, à repasser les nouveaux titres musicaux francophones ou d’autres plus nostalgiques. En dehors de l’émission, il est Disk Jockey, après avoir obtenu son statut de professionnel en début d’année. Aujourd’hui, il commence à se développer un peu partout dans Sydney. «La radio m’a permis de rentrer en contact avec des personnes de mon milieu», déclare le musicien de 28 ans. «Je me suis fait connaître et j’ai ensuite été recruté par une agence de DJ. On m’a ainsi proposé de travailler de manière régulière et d’avoir une position prioritaire sur le calendrier événementiel de cette agence.»

Avec un premier titre «Waving», sorti en août dernier, Dr. Mendez dévoile ainsi son style. Une atmosphère tropicale, assimilée à une culture House et/ou Beach House. «J’ai grandi dans le sud de la France et je n’oublie pas mes origines françaises. Elles font partie intégrante de ma musique. L’éclectisme me fascine et je m’inspire beaucoup des premiers DJ des années 90 comme Martin Solveig, Bob Sinclar. Mais j’ai vraiment un profond respect pour le franco-anglais Gilles Petterson.»

De pharmacologie aux platines

Sorti de l’antenne et les platines rangées, Mehdi retrouve une vie tout à fait normale. Une vie d’étudiant plus précisément, puisqu’il termine sa thèse (un PhD en Pharmacologie à l’Université de médecine du NSW) . «J’ai d’abord commencé mon stage de fin d’études à Brisbane en 2013 avant que mon boss m’offre la possibilité, en me payant le sponsorship, de finir ma thèse à Sydney.» Il confie : «Déjà en 2012, je ressentais ce besoin de partir. Il me manquait quelque chose. Je voulais partir pour apprendre humainement. Mais je savais aussi que ça pouvait m’apporter beaucoup professionnellement.»

Alors Mehdi décide de partir, emportant avec lui sa musique. En Irlande d’abord, puis au Canada, mais n’est pas «réceptif» à la culture musicale anglo-saxonne. Mais c’était avant qu’un pays ensoleillé s’offre à lui. «L’atmosphère qui se dégage ici correspond plus à mon style.» C’est finalement son chemin professionnel qui le conduit à se développer musicalement en Australie.

«Je ne regrette absolument rien»

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Chaque mercredi, Dr. Mendez s’occupe de la musique dans l’émission de radio Forever French.

Une performance au Bastille Day Festival, une autre sur Circular Quay, quatre jours de mix à l’Electro Beer Garden… Dr Mendez peut se targuer d’avoir participé à des événements reconnus. Alors que son deuxième titre sortira le 18 septembre prochain, le musicien se projette déjà vers l’avenir : finir son EP et partir en tournée dans l’Australie et le Sud de la France pour 2018. «J’aimerais signer un label avant la fin de 2017 et gagner encore plus en terme de crédibilité. Aujourd’hui, Dr. Mendez, ce n’est pas que moi. C’est toute une équipe, avec un agent et un vidéomaker entre autres.» Il espère également pouvoir collaborer avec des DJ francophones.

La musique est universelle. Partout où elle passe, elle unifie. «Ca, je l’ai peut-être encore plus compris en arrivant ici», rigole Mehdi. «J’aime la fête, mais j’aime surtout la créer. Pas forcément la vivre.» Avant de conclure : «Au fond, je fais partie d’un magnifique voyage en rencontrant chaque jour de nouvelles personnes. Je fais partie d’un univers où chacun est un élément du tableau. Il suffit que je prenne du recul pour me rendre compte que c’est un magnifique paysage. Et je suis fier de faire partie de ce monde. Je ne regrette absolument rien depuis mon départ.»

Joffrey Tridon

Retrouvez plus d’infos sur Dr. Mendez sur sa page Facebook : https://www.facebook.com/drmendezdj/

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aircalin
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