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Rencontre avec Smokey Joe and the Kid : le duo qui va électriser Bastille Day à Melbourne !

NCT

C’est une première ! Ici, à Melbourne, le jeune Bastille Day French Festival (4ème édition cette année) va célébrer la fête nationale française en sortant les lampions 2.0 à l’occasion d’un « bal » mémorable en présence de deux stars françaises de l’électro. Invités spéciaux, Smokey Joe and The Kid seront accompagnés par les chanteurs de rap Yoshi et Mysdiggi. La soirée du 14 juillet s’annonce déjà hors norme, Smokey Joe nous en dit plus.

Après de nombreux essais de contacts infructueux pour cause de technologie défaillante, on réussit enfin à joindre Matthieu, en France. Voix grave, timbre chaud, débit tranquille. Il se présente : « Je suis Smokey Joe et mon partenaire musical, The Kid, c’est Hugo. Nous nous sommes rencontrés il y a une douzaine d’années, réunis par la même envie de rapprocher la musique jazz – dans l’esprit de la prohibition – le hip-hop et le swing… avec la musique électro. » Concilier la mélodie et la rythmique de l’instrumental avec la puissance et l’énergie de la musique électronique : « un défi créatif » galvanisant pour les deux musiciens, à l’origine du label Banzaï Lab et auteurs de deux albums (Nasty tricks et Running to the moon) ainsi que de plusieurs EP (The game, Smokid.Inc et Take control).

Chaque titre a une couleur, une histoire à raconter

Visuel

La musique du groupe, qui tourne presque partout dans le monde, se prête bien à la grande scène comme celle du Garorock Festival (capacité de 50 000 spectateurs – quand même) où il vient de se produire. Peut-on, malgré tout, en profiter dans des conditions plus intimistes ? « Bien sûr. Nous avons composé des morceaux plus sentimentaux ou introspectifs que l’on peut écouter dans son canapé, en fermant les yeux. » Smokey Joe, dont on a lu quelque part qu’il aimait les musiques de film (celle de Ghost Dog notamment ndlr) confirme d’ailleurs que, de la même façon, il cherche à construire des univers qui invitent au voyage. « Chaque titre a une couleur, une histoire à raconter. » Et pour ce qui est du spectacle vivant : « On s’adapte à notre public, on peut jouer dans tous types de format. »

A Melbourne, ils seront quatre sur scène avec des machines, mais aussi des instruments : batterie électro, guitare, banjo et une platine pour le scratch. Ils joueront des morceaux de leur premier album, de leur dernier aussi et une composition spécialement imaginée pour ce concert. Le rapport avec « le bal » ? Les morceaux seront dansants… évidemment !

Après Marmande et avant Vezprèm (Hongrie)… faire un saut en Australie, n’est-ce pas étrange tout de même ? « Nous avons été sollicités par le festival. Il faut dire que nous sommes référencés auprès des instituts français, c’est d’ailleurs comme ça que nous avons joué à Saint-Pétersbourg. » Pour trois des musiciens, ce sera la première fois qu’ils viennent en Australie – le chanteur anglais, lui, connaît. Smokey Joe et la fine équipe resteront quelques jours sur place, à peine le temps de visiter la ville. Finalement, ces concerts aux USA, au Canada ou en Chine n’offrent pas l’opportunité de faire du tourisme. Le musicien appelle ça du « zapping » et il en garde un arrière-goût de frustration, sans compter l’effroyable bilan carbone. La rançon du succès.

Surf, didgeridoo, dreaming 

L’Australie, un rêve d’enfant ? En tout cas, un centre d’intérêt, surtout pour « la culture aborigène ». Smokey Joe a d’ailleurs joué du didgeridoo dans le temps et expérimenté la respiration circulaire. Il connaît aussi un groupe australien qui mêle électro et musique traditionnelle, mais, pas de chance, le nom ne lui revient plus. Le musicien évoque également le « Temps du rêve » et enfin… le surf, sport qu’il pratique lui-même, peut-être en raison de ses origines bordelaises. Bref, il y aurait sûrement des connexions à trouver mais ce sera pour une autre fois. En attendant, il répète avec ses comparses pour le concert du 14 juillet, date qu’il associe plus volontiers aux feux d’artifice qu’au défilé militaire des Champs-Elysées. Pas grave. Il avoue néanmoins un penchant pour l’une des couleurs du drapeau tricolore : le bleu bien sûr, pour la « blue note »… la note parfaite de Miles Davis.

Valentine Sabouraud

Légende photo (ouverture) : Smokey Joe (à gauche) and the kid à droite, par (C) Jonas Laclasse.

Bal électro-swing par Smokey Joe and the Kid : au Bastille Day French Festival le 14 juillet de 6.30 pm à 10.00 pm. Meat Market 5 Blackwood Street, North Melbourne. Réservations ici.

NEW GRAPHICAS

Parrainée cette année par Président, la 4ème édition du Bastille Day French Festival promet deux jours de festivités à la française. Au programme notamment : un marché avec profusion de produits locaux, des performances, des masterclasses et des conférences pour tous les goûts depuis le parfum, jusqu’au vin en passant par la botanique ou la haute couture. Il y aura en outre de la musique live et du cinéma ainsi que des activités pour les kids.

 

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franckprovost
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