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Scandales dans la finance australienne: démission d’un Pdg

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Le patron d’une société australienne de services financiers a démissionné vendredi après des révélations sur des malversations généralisées devant une commission d’enquête, laquelle a aussi entendu comment la plus grande banque du pays avait facturé des services à des clients décédés.

Parallèlement, le gouvernement conservateur a annoncé le durcissement de la législation contre  les malversations dans le secteur bancaire et financier, avec des peines allant jusqu’à dix ans de prison pour les cadres escroquant leurs clients ou mentant aux régulateurs.

Une série de scandales dans ce secteur avait conduit le gouvernement en février à ouvrir une commission d’enquête sur le sujet.

Celle-ci a entendu ces derniers jours des témoignages accablants, en particulier de cadres de la société de services financiers AMP sur des abus généralisés, y compris la facturation aux clients de services inexistants.

AMP a également reconnu avoir menti au régulateur des marchés, la Australian Securities and Investment Commission (Asic), au sujet du scandale, qui a affecté près de 16.000 clients entre 2009 et 2016.

L’entreprise a annoncé vendredi la démission de son Pdg Craig Meller « avec effet immédiat », présentant « ses excuses les plus totales ».

La commission d’enquête a également entendu cette semaine comment une filiale de la Commonwealth Bank, le premier prêteur d’Australie et sa première entreprise par la capitalisation boursière, avait facturé des services financiers à certains de ses clients pendant des années après leur décès.

Le Premier ministre Malcolm Turnbull, ancien banquier d’affaires, a longtemps résisté des quatre fers face aux appels de l’opposition travailliste à ouvrir une commission d’enquête sur le secteur bancaire. Mais face à la colère de l’opinion publique, il a dû changer son fusil d’épaule.

La ministre des Services financiers Kelly O’Dwyer a dévoilé vendredi des projets pour durcir la répression pénale et financière contre les malversations bancaires et élargir les pouvoirs d’investigation de l’Asic.

Dans ce cadre, a-t-elle expliqué, les peines maximales seront portées de cinq à 10 ans pour les manquements les plus graves commis par des individus, avec des amendes pouvant atteindre jusqu’à 10% du chiffre d’affaire annuel des établissements concernés.

Les quatre grandes banques australiennes, qui réalisent la plupart du temps des milliards de dollars de bénéfices, sont dans la ligne de mire des pouvoirs publics à la suite d’une série d’affaires de fraude présumée aux assurances-vie ou aux prêts immobiliers.

Elles sont soupçonnées d’avoir prodigué des conseils douteux à leurs clients. Elles sont aussi accusées de violations des lois sur le blanchiment d’argent et de manipulation des taux.

Source : AFP


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