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Système de vélos en libre-service oBike en test à Melbourne et Sydney

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Vous avez remarqué ? Les rues sont désormais couvertes de vélos jaunes ! Ils sont en centre-ville, mais aussi en banlieue, accrochés à un poteau ou négligemment posés à même le sol. Mais d’où viennent-ils et comment les utiliser ? Le Courrier Australien a enquêté.

Le principe ? Sans attaches, mais plein de technologie 
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Page de l’appli

Pour faire court, les vélos sont connectés, donc géolocalisés. Résultat, plus besoin de faire des kilomètres pour trouver une borne. Vous téléchargez l’appli qui va bien (sur IOS ou Android) et vous repérez, grâce à elle, le deux-roues libre le plus proche de vous. Vous le réservez et vous avez ensuite dix minutes pour le trouver. Vous le décadenassez, grâce à un QR Code sur votre téléphone et ensuite, à vous la liberté : vous allez où vous voulez, sans limitation de distance, ni de kilométrage. Arrivé à destination, vous le laissez à un endroit protégé qui ne gêne pas le passage en le verrouillant, toujours avec votre mobile. Après versement d’une caution de 69$ (remboursable), le prix est de 1,99$, par demi-heure, sachant qu’en période de test (jusqu’à fin août au moins), l’utilisation est… gratuite.

Une solution simple et écologique pour les trajets de dernière minute

« Ce type de transport alternatif se développe beaucoup », explique Chethan Sagar Mysore Rangaswamy directeur marketing de oBike à Melbourne. L’entreprise doit cependant faire de la pédagogie auprès des cyclistes potentiels. « Même si nous avons un gros service de maintenance, il y a des codes de bonne conduite à respecter : rouler prudemment, laisser le vélo en bon état, le garer proprement. » Et bien sûr, il s’agit de faire comprendre qu’on peut gagner à l’utiliser. Face à l’enfer des embouteillages ou à la pollution générée par les automobiles, le vélo a de nombreux atouts à faire valoir. « D’ailleurs, notre appli vous indique combien de calories vous avez perdues, quelle a été votre empreinte carbone et, bien sûr, le nombre de kilomètres parcourus. »

Dans 40 villes, de Singapour à Sydney en passant par Londres

L’entreprise a lancé son premier système de vélos partagés à Singapour en janvier dernier. Elle est aujourd’hui la ville référence pour le développement d’oBike. « Nous étudions les zones les plus aptes à accueillir nos vélos en observant la population de l’endroit, les modes de déplacement et les trajets types – données que nous partageons avec les villes elles-mêmes. » Ensuite, l’entreprise place stratégiquement ses deux-roues et suit leur utilisation. La difficulté provient surtout du fait que chaque ville a des problématiques différentes. « En Australie, par exemple, nous avons l’obligation de fournir les casques. Or, ils disparaissent dans 40% des cas. Nous travaillons donc à un système de cadenas. » A Melbourne, il existe aussi un système concurrent (les fameux vélos bleus Melbourne Bike Share) : pas à Sydney.

Une phase de test qui pourrait se prolonger avant de se multiplier

 

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Parking incivil

oBike est actuellement en pourparlers avec Melbourne et Sydney ainsi que toutes les banlieues limitrophes. « Il est indispensable de travailler en bonne entente. » La question la plus cruciale étant le lieu de dépôt du vélo. Il ne doit pas être laissé n’importe où, n’importe comment. « On en a même retrouvé dans des arbres ou dans la Yarra ! maugrée Chethan, l’avantage de ne pas avoir de bornes ne doit pas se retourner contre nous. » Va-t-il falloir créer des emplacements délimités avec marquage au sol comme à Singapour ? Quant à la question des pistes cyclables, elle se pose aussi naturellement. Heureusement, la plupart des villes ont déjà compris qu’elles avaient intérêt à promouvoir les transports alternatifs. « Nous n’en sommes pas encore au niveau des Pays-Bas (où nous avons aussi des vélos), mais ça bouge… partout dans le monde. »

Où les trouver ? A Melbourne, oBike a déployé 1 000 vélos dans le CBD, 17 villes de banlieue et à Swinburne University. Des discussions sont en cours avec d’autres campus. A Sydney : 500 ont été placés dans le centre-ville mais aussi à Surry Hills, Waverley … La phase pilote se termine fin août dans les deux villes, oBike mise sur leur prolongation. A suivre !

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Message d’accueil sur les vélos

Valentine Sabouraud

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