Copyright LE COURRIER AUSTRALIEN 2016
HomeActuVerrues etc… Des chercheurs reconstituent le visage d’un homme de Cro-Magnon
1

Verrues etc… Des chercheurs reconstituent le visage d’un homme de Cro-Magnon

franckprovost

Le visage de cet homme de Cro-Magnon était couvert de protubérances y compris une grosse sur le front — probablement des tumeurs bégnines causées par une maladie génétique, d’après les nouvelles découvertes d’une équipe de chercheurs français.

 

Une maladie génétique

Le squelette de Cro-Magnon 1, un Homo Sapiens de sexe masculin datant de 28 000 ans, a été découvert dans une grotte des Eyzies, dans le sud-ouest de la Dordogne.

Afin de marquer le 150ème anniversaire de leur découverte, une équipe de scientifiques dont l’anthropologue Philippe Charlier a réexaminé les ossements.

A la fin de leurs recherches, « nous avons proposé un nouveau diagnostic : Cro-Magnon 1 souffrait d’une forme de neurofibromatose », a expliqué M.Charlier. La neurofibromatose est une maladie génétique qui peut déclencher le développement de tumeurs bégnines dans le système nerveux ainsi que des tâches pigmentées sur la peau.

Le crâne de cet homme de Cro-Magnon « présente une lésion sur le front qui correspond à la présence d’un neurofibrome (une tumeur bégnine sur la gaine du nerf) » qui a rongé l’os, a précisé M.Charlier. « Son canal auriculaire gauche a également été endommagé, probablement par le développement d’une tumeur » a-t-il ajouté. Grâce à ce diagnostic, « nous avons pu faire une reconstitution réaliste du visage de cet homme d’âge mûr, en prenant en compte sa pathologie ».

La reconstitution scientifique montre un visage couvert de ce qui ressemble à des verrues, dont une grosse sur le front ainsi que de plus petits nodules sur tout le visage, particulièrement nombreux autour de la bouche, du nez et des yeux. « Il en avait partout, » a résumé M.Charlier.

cro-magnon 1

Reconstitution du visage de Cro-Magnon 1

 

Une vie rude

Auprès de Cro-Magnon 1 ont été retrouvés les restes de trois autres individus, dans une grotte à Cro-Magnon, en Dordogne, en 1869. Les squelettes trouvés à Cro-Magnon étaient parmi les premiers à être rattachés à notre propre espèce – Homo Sapiens.

Les hommes de Cro-Magnon avaient des corps puissants, musculeux, et mesuraient probablement entre 166 et 171cm. Leurs fronts étaient droits, avec des arcades sourcilières peu marquées, et leurs visages étaient courts et larges. Ce sont les premiers humains à présenter un menton saillant. D’après l’analyse de leurs crânes, le volume de leur cerveau était d’environ 1600 cm3 — légèrement plus important que la moyenne pour un humain actuel.

L’étude de leur squelette montre que leur vie était rude. En plus du squelette criblé de trous de Cro-Magnon 1, plusieurs autres avaient des vertèbres soudées au niveau du cou, ce qui indique un traumatisme. La femme adulte trouvée dans l’abri avait également survécu quelque temps avec une fracture du crâne.

 

Glossaire :

arcade sourcilière (n.f. + adj.) : browridge

auriculaire (adj.) : relating to ear

cerveau (n.m.) : brain

cou (n.m.) : neck

crâne (n.m.) : skull

criblé de trous (exp.adj.) : pitted

front (n.m.) : forehead

gaine (n.f.) : sheath

grotte (n.f.) : cave

menton (n.m.) : chin

ossements (n.m.pl) : bones

protubérance (n.f.) : lump

ronger (v.) : to erode

saillant (adj.) : prominent

verrue (n.f.) : wart


learnfrench

Warts and all: Researchers reconstruct face of Cro-Magnon man

Cro-Magnon man had a face covered in lumps including a large one on his forehead — likely benign tumours caused by a genetic disease, according to new findings by a team of French researchers.

 

A genetic disease

The skeleton of Cro-Magnon 1, a male Homo sapiens dating back 28,000 years, was discovered in 1868 in the Eyzies cave in France’s southwestern Dordogne region.

To mark 150 years since the discovery of the bones, a team of researchers including anthropologist Philippe Charlier reexamined the remains.

At the end of their investigation, « we proposed a new diagnosis: he had suffered from a type of neurofibromatosis, » Charlier said. Neurofibromatosis is a genetic disease which can cause benign tumours to develop in the nervous system, and also areas of pigmentation on the skin.

Cro-Magnon man’s skull « has a lesion on the forehead which corresponds to the presence of a neurofibroma (a benign nerve sheath tumor) » which has eroded the bone, Charlier said. « His left ear canal was also damaged, presumably also by a tumour that had grown, » he added. Equipped with this diagnosis, « we have made a realistic reconstruction of the face of this middle-aged man, taking into account his pathology ».

The forensic reconstruction shows a face covered in what look like warts, including a large one on the forehead and scores more little nodules across his face, in particular clustered around the mouth, nose and eyes. « He had them everywhere, » Charlier said.

 

A tough life

Cro-Magnon-1 was found alongside three other individuals in a cave at Cro-Magnon in the Dordogne region of France in 1869. The Cro-Magnon skeletons were among the first fossils to be recognised as belonging to our own species – Homo sapiens.

Cro-Magnons had powerful, muscular bodies, and are believed to have been about 166 to 171 cm tall. Their foreheads were straight, with slight browridges, and their faces were short and wide. They were also the first humans to have a prominent chin. According to their skulls, their brain capacity was about 1,600 cc (100 cubic inches) – slightly larger than the average for modern humans.

A study of the skeletons suggests they lived a tough life. In addition to Cro-Magnon 1’s pitted skeleton, several of the individuals found had fused vertebrae in their necks indicating traumatic injury. The adult female found at the shelter had survived for some time with a skull fracture.

Source: dailymail.co.uk


N’oubliez pas de nous suivre sur Facebook et Instagram, et de vous abonner gratuitement à notre newsletter

Des idées, des commentaires ? Une coquille ou une inexactitude dans l’article ? Contactez-nous à l’adresse redaction@lecourrieraustralien.com

Comments
nbarney
Share With: