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Mine Adani : l’État attaqué en justice ?

franckprovost

L’Australian Conservation Foundation engagera des poursuites judiciaires si le gouvernement donne son approbation au projet extrêmement controversé de la mine de charbon Adani dans l’État du Queensland. Un ultimatum qui peut peser lourd à quelques semaines des élections fédérales. 

Selon un récent sondage d’UComms commandé par le groupe militant GetUp, 64 % des australiens voteront en faveur d’un réel changement de cap en matière de politique climatique avec notamment l’impératif de remplacer le charbon par des énergies vertes.

Encourageant ce projet de mine de charbon, le gouvernement a décidé de botter en touche : l’arbitrage final du projet Adani est dans les mains du  gouvernement travailliste du Queensland. De nombreux observateurs ont alors souligné que cette déclaration était erronée, une licence d’exploitation des eaux souterraines ne relevant uniquement que de l’État fédéral et de son ministère de l’Écologie.

Mais seulement voilà, Mélissa Price, la ministre de l’Environnement en charge du dossier et membre de la Coalition nationale-libérale ne veut pas de se projet.

Elle est devenue la cible depuis maintenant un an et demi de pressions internes de la part des libéraux. Dans une récente tribune, le sénateur libéral James McGrath l’a même menacé publiquement de demander publiquement sa démission « si elle ne règle pas un problème qu’elle a créé en tentant de ralentir le projet délibérément« .

D’où l’idée de la part d’associations écologistes d’attaquer l’État en justice : dans un État de droit normalement constitué, une ministre dans l’exercice de ses fonctions ne doit pas subir de telles pressions.

Christian Slattery, militant de l’ACF pour l’arrêt Adani l’explique :  « L’ingérence politique révélée cette semaine soulève de sérieux doutes quant à la probité du processus d’approbation de la mine d’Adani par ce gouvernement. Si la ministre a subi des pressions, l’État fédéral devra être traduit en justice » 

Le gouvernement avance l’argument des emplois crées et de la manne énergétique que pourrait constituer le projet. Pressions, menaces, quasi-négation de l’urgence écologiste…Les logiciels politiques périmés des décideurs actuels en matière de changement climatique pourraient à terme coûter très cher à la Coalition.

Source : The Guardian


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