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A l’Art Gallery de Sydney, la Dame à la licorne reçoit la visite d’Emmanuel Macron

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En visite officielle à Sydney, le président français Emmanuel Macron s’est rendu mercredi après-midi à l’Art Gallery of New South Wales, où sont exposées depuis février les célèbres tapisseries de la Dame à la Licorne. L’occasion pour le Courrier Australien de revenir sur cette exposition événement. 

Le Jupiter moderne a rencontré la Mona Lisa du Moyen-Age. Dans son voyage express de 36 heures en Australie, Emmanuel Macron a pris le temps ce mercredi après-midi de visiter l’exposition de l’Art Gallery of NSW consacrée à la Dame à la Licorne. A l’occasion de la fermeture temporaire du Musée de Cluny, en rénovation jusqu’à mi-juillet, les célèbres tapisseries médiévales ont en effet voyagé en Australie en février dernier, pour être exposées à l’Art Gallery jusqu’en juin prochain.

Un tel voyage est rare : depuis leur fabrication au début du XVIème siècle, les tapisseries n’avaient quitté la France que deux fois, en 1973 à New-York et 2013 à Tokyo. Fragile et inestimable, la tenture a ainsi nécessité six avions – une par tapisserie – pour être transportée jusqu’à Sydney, ainsi que des précautions particulières d’éclairage une fois les oeuvres arrivées à l’Art Gallery.

« Il y a toujours un peu de crainte et d’appréhension lorsqu’on laisse sortir une de nos oeuvres hors du musée« , nous avait confié en février Elisabeth Taburet-Delahaye, directrice du Musée de Cluny. « Mais c’est également une opportunité formidable de faire découvrir nos collections, et aussi l’occasion d’observer comment travaillent d’autres musées« .

Mystère et millefleurs

Tissée vers 1500, redécouverte par George Sand au milieu du XIXème siècle et acquise en 1882 par le musée de Cluny, la Dame à la Licorne a toujours fasciné et interrogé. Hautes de plusieurs mètres, les tapisseries sont tissées sur un fond rouge, parsemé d’animaux et de multiples fleurs en rinceaux – caractéristique du style dit « millefleurs ». Au centre des six tapisseries, une jeune femme est figurée, entourée d’une licorne et d’un lion. Chaque pièce a néanmoins sa symbolique propre : d’une tapisserie à l’autre, les scènes, objets et animaux représentés varient.

My sole desire The lady and the unicorn circa 1500 Wool and silk 377 x 473cm

‘My sole desire’ c1500, from ‘The lady and the unicorn’ series wool and silk, 377 x 473 cm Musée de Cluny – Musée national du Moyen Âge, Paris Photo © RMN-GP / M Urtado

« L’hypothèse admise généralement est que les tapisseries représentent les cinq sens : il y a le toucher, le goût, l’odorat, l’ouïe et la vue« , explique Maud Page, directrice des collections de l’Art Gallery. Reste toutefois la sixième tapisserie, la plus mystérieuse, avec son inscription ‘À mon seul désir’ tissé sur une bannière.

« Il y a de nombreuses façons d’interpréter cette dernière pièce« , nous précise Maud. « On peut y voir l’allégorie d’un sixième sens plus spirituel, sorte de répudiation du monde matériel pour accéder au libre-arbitre. Mais d’après moi, de nombreuses autres interprétations sont possibles : c’est ce qui fait l’intérêt et la beauté de cette œuvre« .

Les tapisseries de la Dame à la Licorne seront exposées à l’Art Gallery jusqu’au 24 juin prochain, date à laquelle elles reviendront prendre place au Musée de Cluny rénové.

Infos et tarifs à retrouver sur artgallery.nsw.gov.au

Photo : twitter.com


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NCT
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