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A Melbourne, un restaurant qui n’emploie que des Musulmanes

La propriétaire du Moroccan Soup Bar à Melbourne affirme employer uniquement des femmes musulmanes et les autoriser à prier pendant leur temps de travail.

Hana Assifiri, qui s’est auto-proclamée « Musulmane féministe », a fait l’objet d’un documentaire d’ABC samedi dernier intitulé « Speed Date a Muslim ». C’est elle qui avait fait campagne en avril contre la visite en Australie de l’écrivaine d’origine somalienne Ayaan Hirsi Ali, une militante très critique à l’égard de l’Islam radical et particulièrement du traitement qu’il réserve aux femmes. Le voyage de celle-ci avait finalement été annulé pour des raisons de sécurité.

 

Discrimination positive

Dans le documentaire diffusé au cours de l’émission Compass sur ABC, Hana Assiri s’est exprimée sur sa démarche. « C’est de la discrimination positive », affirme-t-elle. « Il ne se passe pas un jour sans qu’une femme musulmane à la recherche d’un emploi passe la porte du restaurant, et que je l’embauche — même si je n’ai besoin de personne. Je crois dans l’émancipation, plus que dans la charité, pas seulement à travers un emploi rémunéré mais aussi dans le fait d’être dans un environnement valorisant ».

Au Moroccan Soup Bar, le personnel est autorisé à tout arrêter pour aller prier. « Elles disent « Je vais prier » et elles y vont. Elles prient pendant leurs heures de travail, au milieu d’un service, même quand il y a beaucoup de monde », précise Mme Assifiri. « Certaines vont aller prier cinq fois par jour, d’autres ne prient pas du tout. Rien n’est imposé, c’est comme elles veulent ».

 

Speed-dating avec une Musulmane

Dans ce restaurant situé au cœur de la ville dans le quartier de Fitzroy, Hana Assifiri organise des soirées de « speed-dating avec une Musulmane ». Il s’agit, pour les invités, de poser à des femmes musulmanes toutes leurs questions relatives à l’Islam. « Tous les sujets sont permis », précise-t-elle. Mais lorsque Mme Assifiri a été interrogée par le Daily Mail Australia au sujet de la charia — la loi islamiste rejetée par les Musulmans modérés — elle a refusé de répondre… « C’est un sujet trop vaste sur lequel nous aurions besoin de plus de temps pour débattre », s’est-elle justifiée.

 

Dans le documentaire, Hana Assifiri explique à ses clients que le discours ambiant est alarmiste : « Si je devais croire tout ce que j’entends à la télévision à propos des musulmans, moi aussi j’en aurais peur ».

Pour elle, féminisme et Islam ne sont pas incompatibles, bien au contraire. « L’Islam n’est pas fondé sur la haine des femmes », publie-t-elle sur Twitter. Et de se questionner : « La simple association dans une même phrase des mots féminisme et Islam déclenche des réactions hostiles. Je me demande bien pourquoi ».

Source : www.dailymail.co.uk

 

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