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A Mossoul débarrassée des jihadistes, un centre culturel promeut le français

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Jusqu’en janvier 2017, Mossoul était la capital du califat auto-proclamé de l’Organisation État Islamique.  Aujourd’hui au centre culturel francophone de l’université de Mossoul, de jeunes Irakiens récitent tous les lundi du Baudelaire, Apollinaire ou encore Rimbaud. 

Après trois années d’occupation du groupe Etat islamique (EI) et près d’un an de durs combats pour chasser les jihadistes, la culture tente de reprendre ses droits dans deuxième ville de l’Irak, berceau pluri-séculaire des civilisations.

Aujourd’hui, c’est Dourra Manhal, jeune étudiante en littérature française, qui récite un poème dans la langue de Molière devant un parterre d’officiels et d’amoureux de culture.

Partout ailleurs dans la ville, fleurissent forums littéraires, ciné-club, émissions culturelles sur les radios locales, cercles de poésie et autres concerts pour célébrer la paix et la coexistence.

Mossoul, carrefour commercial et culturel multiséculaire du Moyen-Orient entend bien renouer avec sa tradition. Et surtout tirer un trait sur le règne du « califat » auto-proclamé tombé le mois dernier en Syrie.

Car l’Université de Mossoul a payé un lourd tribut, rappelle Mohammed al-Hamdani, président de la faculté de droit qui accueille ce nouveau centre, un projet mené par l’ONG Acted et financé par la région Ile de France.

Sous l’EI, « les jihadistes ont assemblé ici même, dans l’enceinte de l’Université, des voitures piégées et des bombes avec lesquelles ils ont tué des Mossouliotes », affirme-t-il.

Mais désormais, se félicite-t-il, ce lieu sera « une source de culture et de connaissance pour la ville et au-delà« .

Fondée dans les années 60, l’université de Mossoul était considérée comme l’une des meilleures de la région et la deuxième du pays après celle de Bagdad.

Son vaste campus, largement détruit lors des combats, a été en partie rénové.

Sa bibliothèque, réputée dans tout l’Irak, est en grande partie en fumée mais les appels aux dons lancés par étudiants, professeurs et amoureux de littérature de la ville ont trouvé écho à travers le monde et chaque jour de nouveaux ouvrages viennent réapprovisionner ses étagères.

Source: AFP


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