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Attaque au couteau dans le CBD de Sydney : “Il voulait tuer plus de personnes”

La police a révélé plus de détails sur l’attaque qui a eu lieu hier après-midi dans le centre de Sydney, où un homme de 20 ans a poignardé trois femmes, dont une qui a succombé à ses blessures. 

Mert Ney, 20 ans, a été arrêté par la police aux alentours de 14h au croisement de York Street et Clarence Street alors qu’il avait été stoppé et immobilisé par des citoyens à l’aide d’une caisse pour transporter le lait et une chaise de café. Le jeune homme venait de Wynyard Park avec un couteau à la main et remontait Clarence Street. Sur son passage, il a poignardé deux femmes de 24 et 41 ans. Le corps d’une autre femme de 21 ans a été retrouvé dans un appartement de la même rue, inanimé. Elle était une travailleuse du sexe. Les détectives enquêtent actuellement sur une possible relation entre elle et Mert Ney.

Le commissaire de police Mick Fuller a indiqué ce matin que Mert Ney était dans la rue pour tuer plus de personnes.

D’après les dernières informations, le casier judiciaire de l’attaque au couteau ne contient que de minces affaires autour de vols. Le commissaire a également mentionné des problèmes de violences dans sa famille. Selon lui, le passé criminel de Mert Ney est “banal” et ne révèle rien de signifiant par rapport à l’attaque.

L’homme de 20 ans a grandi à Marayong, près de Blacktown dans l’Est de Sydney. Il est au milieu d’une fratrie de trois enfants  de parents d’origine turque et chypriote. Il a fait sa scolarité à l’école publique de Marayong puis à la Blacktown Boys High. Les personnes qui ont fréquenté les mêmes établissements que lui parle d’un adolescent “seul, qui ne semblait pas avoir beaucoup d’amis”. “Ce n’était pas un grand parleur, a déclaré au Daily Mail Reen Elomari qui est allé à la même école primaire. Il avait l’habitude de marcher vite, il ne disait jamais rien. Je l’ai toujours vu parcourir les rues seul. Je le voyais autour de chez moi, peut-être plusieurs fois, et juste… seul”.

Un ancien camarade de classe du lycée a indiqué que les posts Facebook de l’auteur de l’attaque parlaient de conversion à l’Islam. “J’ai toujours pensé qu’il était un petit peu bizarre et qu’il était toujours en train de partager des posts sur Facebook concernant des choses comme ça. Je ne pensais pas qu’il irait si loin”.

Les enquêteurs ne croient pas que l’incident de mardi après-midi soit lié à du terrorisme et a annoncé qu’il n’avait aucun lien avec une organisation quelconque. L’homme de 20 ans a plusieurs fois crié dans la rue “Allah Akbar” et a indiqué que “Dieu le protégera” lorsqu’il était dans le fourgon de la police.

Le commissaire Mick Fuller a dit qu’il avait trouvé des informations qui suggèrent que l’homme “avait quelques idéologiques liées au terrorisme”. La police a retrouvé une clé USB au domicile du meurtrier qui vivait avec sa mère et sa soeur. Cette clé contenait des fichiers sur des fusillades dont celle de Christchurch qui s’est déroulée en mars contre une mosquée.

Problèmes mentaux, sans-abri et drogué

Ces derniers jours, Ney avait été porté disparu par sa famille. “Ils s’inquiétaient pour son bien-être”, a annoncé le commissaire. La police avait un rapport pour cela, et un autre sur une situation de violence domestique. Il était dans le système en tant que “à surveiller” pour ces deux choses, ainsi que comme personne disparue.

Mert Ney a été déclaré comme ayant des problèmes mentaux, étant sans domicile fixe et prenant de la drogue. Selon le Daily Telegraph, il était connu des autorités. Il y a deux mois, il a plaidé coupable pour possession d’armes sans autorisation. Il a été remis en liberté avec neuf mois de sursis, sous couvert qu’il ne devait commettre aucune infraction. Il devait également demander de l’aide concernant sa santé mentale. Ney aurait également eu des problèmes de drogue qu’il a cherché à régler à l’hôpital de Blacktown.

Mick Fuller a ajouté : “Nous essaierons de l’interroger dès qu’il sortira de l’hôpital, ce qui, nous l’espérons, éclairera à nouveau ses intentions.” Il est actuellement soigné à l’hôpital Royal Prince Alfred, où il est gardé par la police.

Source : news.com.au, the Guardian, 7news.


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