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Australie : la Grande Barrière de corail s’adapte et résiste au changement climatique

franckprovost

Enfin un nouvelle encourageante : la Grande Barrière de corail australienne, menacée par le changement climatique, serait, selon des chercheurs, en train de s’adapter et résister aux vagues de chaleur. 

La Grande Barrière de corail, classée au patrimoine mondiale de l’UNESCO s’entend sur 2300 km le long de côte australienne. C’est le plus grand ensemble corallien de la planète visible même depuis…l’espace.

Atout touristique majeur pour l’Australie et garante d’une biodiversité unique, la Grande Barrière se blanchit pourtant d’année en année pour cause de réchauffement climatique  : « La principale raison de la mortalité et du blanchissement des coraux est la hausse de la température de l’eau. Certains endroits ont blanchi plus que d’autres, c’est là où l’eau était la plus chaude » indique Terry Hughes, directeur du département de biologie à l’université James Cook de Townsville.

Le chercheur est connu pour ses nombreuses études alarmistes. Pourtant, superposant ses données de l’année 2016 et 2017, il met en évidence une découverte étonnante : les coraux développent des résistances.

« En 2017, la vague de chaleur a été plus importante qu’en 2016 et pourtant on a recensé moins de blanchissement des coraux que l’année précédente : 20% de coraux morts en 2017, contre 30% en 2016. Logiquement, on devait s’attendre à l’inverse » nous confie-t-il.

La thèse magique de la « mémoire des coraux »

Pourquoi Terry Hughes observe-t-il ces résistances ? La première explication semble s’imposer d’elle même : c’est la sélection naturelle de Darwin qui est à l’œuvre, les coraux les moins résistants disparaissent, les plus forts survivent.

Mais le chercheur avance une autre hypothèse, l’existence d’une « mémoire écologique » : l’écosystème réagit en fonction des derniers phénomènes qui l’ont impacté grâce à sa mémoire génétique.  Les coraux aurait donc enregistré les fluctuations de températures et réagira en fonction.

Pour l’heure aucune piste n’est privilégiée mais c’est bien ces mécanismes de résistances qui intéressent et enthousiasmes les chercheurs de la région.

Une Barrière plus résistante mais jusqu’à quand ? 

Si la Barrière devient plus résistante, elle s’appauvrit tout de même en terme de biodiversité. Des coraux survivent d’autres meurt : abritant environ 1500 poissons et 4000 mollusques, la Barrière de corail ne peut dorénavant plus jouer ce rôle de régulateur et de protecteur de la faune marine.

Et jusqu’à la Barrière pourra résister ? C’est la question que se posent les chercheurs d’autant plus que les menaces se multiplient : déversement de boue du port charbonnier d’Hay Point, projet controversé de mine de charbon, ou encore non-ratification des accords de Paris par le Parlement australien.

Terry Hughes prévient déjà : la Barrière ne pourra plus s’adapter si l’on dépasse la barre des 1.5°C d’augmentation d’ici à 2100. L’objectif de accords de Paris est justement de limiter le réchauffement à 1.5°C. Pour sauver la Grande Barrière, la balle est à présent dans le camp des États.

Source : TV5 Monde


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