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Australie: une femme extradée d’Israël pour pédocriminalité maintenue en détention

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L’ancienne directrice d’une école juive ultra-orthodoxe accusée de pédocriminalité restera en détention jusqu’à une audience préliminaire prévue en septembre, selon une décision rendue vendredi par un tribunal australien.

En janvier, Malka Leifer, qui possède la double nationalité australienne et israélienne avait été extradée d’Israël en Australie, après avoir été accusée d’avoir commis 74 agressions sexuelles sur des fillettes alors qu’elle était professeur et directrice de l’école Adass Israel à Melbourne.

Lors de sa comparution vendredi via une connexion vidéo devant un tribunal de Melbourne, Mme Leifer n’a pas demandé sa libération sous caution. Elle demeurera donc en détention jusqu’à une audience préliminaire de cinq jours qui doit débuter le 13 septembre.

Cette audience, au cours de laquelle seront entendus dix témoins, dont certains depuis Israël, est destinée à déterminer si Mme Leifer doit faire l’objet d’un procès pénal devant une juridiction supérieure.

Elle fait face à 74 chefs d’accusation, pour viol, attentat à la pudeur et agressions sexuelles sur des fillettes, des faits qui se seraient produits entre 2004 et 2008, selon des documents officiels.

Ses victimes présumées sont trois soeurs, Nicole Meyer, Dassi Erlich et d Elly Sapper qui ont demandé son inculpation.

Mme Leifer, âgée d’une cinquantaine d’années, avait avait fui l’Australie pour Israël en 2008 après le dépôt d’une plainte contre elle par une ancienne élève.

Selon des médias israéliens, elle s’était alors installée avec sa famille dans la colonie israélienne d’Immanuel, dans le nord de la Cisjordanie occupée.

Elle était arrivée à Melbourne fin janvier. Une première tentative d’extradition, entre 2014 et 2016, avait échoué après son admission dans des institutions psychiatriques, des experts concluant qu’elle n’était pas apte à comparaître devant la justice.

Mais des enquêteurs privés l’avaient ensuite filmée en train de faire ses courses, de déposer un chèque dans une banque et de mener apparemment une vie tout à fait normale.

Les autorités israéliennes avaient alors lancé une enquête sur la véracité de ses troubles mentaux, qui a débouché sur son arrestation en février 2018.

En mai dernier, il était établi qu’elle était apte à être jugée.

En décembre, son extradition a été autorisée après le rejet par la Cour suprême israélienne d’un recours de Mme Leifer.

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