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Blanchissement de la Grande barrière: australienne: peut-être un million de touristes en moins

franckprovost728

Un épisode de blanchissement sans précédent des récifs coralliens de la Grande barrière australienne pourrait lui coûter plus d’un million de visiteurs annuels et d’énormes revenus touristiques, selon une étude publiée mardi.

Le site emblématique classé au patrimoine de l’Humanité a connu ces derniers mois son pire épisode de blanchissement en raison de l’élévation de la température de l’eau. Une grande partie du récif a perdu ses couleurs tandis que près d’un quart des coraux sont morts.

“Les régions touristiques de la Grande barrière risquent de perdre plus d’un million de touristes par an”, écrit le cabinet de recherches indépendant Australia Institute.

Un milliard de dollars australiens (657 millions d’euros) de revenus touristiques pourraient ainsi être perdus, de même que 10.000 emplois dans l’Etat du Queensland.

Phénomène de dépérissement, le blanchissement se traduit par une décoloration des coraux.

La hausse de la température de l’eau entraîne l’expulsion des algues symbiotiques qui donnent au corail sa couleur et ses nutriments. Les récifs peuvent s’en remettre si l’eau refroidit, mais ils peuvent aussi mourir si le phénomène persiste.

“La persistance du blanchissement pourrait non seulement avoir des conséquences pour le statut du récif en tant que première destination touristique internationale de l’Australie, mais également sur l’identité de l’Australie comme destination touristique internationale”.

D’après le rapport de l’Institut, environ 3,5 millions de touristes se sont rendus en 2015 sur les côtes longeant la Grande barrière, dont deux tiers de visiteurs australiens.

Les chercheurs ont interrogé des milliers de visiteurs potentiels en Australie, en Chine, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.

Parmi les Australiens, 37% ont dit qu’ils iraient plutôt ailleurs sur le continent si la blanchissement se poursuivait. Pour les touristes étrangers, 55% des Chinois, 35% des Américains et 27% des Britanniques déclarent qu’ils visiteraient un autre pays.

Outre le réchauffement climatique, la Grande barrière est aussi menacée par les ruissellements agricoles, le développement économique et la prolifération des acanthasters, étoiles de mer qui détruisent les coraux.

Le site de 345.000 kilomètres carrés a évité de justesse en 2015 d’être placé par l’Unesco sur sa liste des sites en péril.

Il est apparu récemment que Canberra était intervenu pour obtenir que toutes les références à l’Australie, y compris à la Grande barrière de corail, soient retirées d’un rapport de l’ONU sur les ravages mondiaux du réchauffement climatique sur les sites au Patrimoine.

AFP

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