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Calais : Les ventes d’alcools explosent face à l’incertitude du Brexit

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Voilà maintenant près de trois ans que le référendum relatif à l’appartenance de la Grande-Bretagne à l’Union Européenne a eu lieu. Trois ans de tergiversations pour aboutir à une situation qui n’a jamais était aussi incertaine. Quelle forme prendra le Brexit ? Quand sera-t-il effectif ? Alors qu’il a fait l’objet d’un nouveau report cette semaine, les britanniques se ruent sur les commerces calaisiens, dernière étape avant d’embarquer pour le Royaume-Uni.

Une issue incertaine

Dans l’hypothèse d’un Brexit « dur » sans accord, les approvisionnements alimentaires de la Grande Bretagne, constitués en grand majorité par des exportations, pourraient ne pas être assurés. Un retour des barrières douanières laisserait peu de chances à nos voisins d’outre-manche de se procurer de l’alcool sur le territoire européen. Moins cher et moins taxé qu’en Grande-Bretagne, le vin commercialisé en France est plébiscité depuis toujours. Mais les supermarchés du Pas-de-Calais enregistrent des ventes records ces dernières semaines. Symptôme d’un Brexit qui n’a jamais été aussi incertain.

Les commerces calaisiens, dernière étape avant de mettre le cap

Les amateurs de vin n’hésitent plus à s’arrêter dans les points de vente à la frontière avant de traverser la Manche. «Nous restons Britanniques, donc nous n’allons pas arrêter de boire!», confiait Tom Young à nos confrères de l’AFP ce mardi. C’est le coffre rempli de bouteilles en tout genre que le britannique quittait Calais. Bien que les quantités emportées soient limitées – 110 litres de bière, 90 litres de vin et 30 litres de spiritueux – cela reste une aubaine pour nos voisins anglais. Mais jusqu’à quand ?

Des avantages qui pourraient disparaître

Un Brexit dur sans accord commercial augmenterait potentiellement les taxes et pourrait engendrer une réduction des quotas d’achats autorisés en dehors du territoire national. Cette crainte joue en faveur des commerçants frontaliers français qui réalisent jusqu’à 80% de leur chiffre d’affaires avec cette clientèle en provenance du Royaume-Uni. Affichages bilingues et règlement en Livres Sterling, tout est fait pour conforter leurs achats.

Lorsque l’on sait que 98% du vin consommé outre-manche est importé, le Brexit n’a pas fini d’inquiéter les amateurs d’alcool résidant au Royaume-Uni.

Source: Figaro.fr


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