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Cybersécurité: le temps est venu pour les partis australiens de prendre des mesures

franckprovost

Deux mois se sont écoulés depuis l’attaque du système informatique du parlement australien. L’origine de cette attaque étant toujours assez floue, le gouvernement appelle les partis politiques à redoubler de vigilance en vue des élections du mois prochain.

 

Un piratage inquiétant

En février dernier, le piratage du système informatique du Parlement australien avait obligé l’agence du renseignement australien (Australian Signals Directorate) à travailler main dans la main avec le parlement pour contrer cette attaque et atténuer le risque de fuites de données.

Alors que le but précis de cette attaque ainsi que l’identité de ses auteurs restent inconnus, sa cible, est plutôt claire. Les partis politiques sont dans le viseur des malfaiteurs. Afin d’éviter une récidive, le parlement a mis en place des mesures urgentes. La modification des mots de passe du premier ministre et d’autres membres du gouvernement est alors apparue comme indispensable pour sécuriser les données mises en danger par un certain « agent étatique sophistiqué ».

Les pirates informatiques sont donc dans le collimateur du gouvernement, car cette première attaque prête à penser que les élections du 18 mai prochain pourraient faire l’objet de nouvelles tentatives d’influences de la part de manipulateurs de données personnelles. En effet, rappelons que l’Australie fait partie des « Five Eyes », qui réunit les services de renseignement des USA, de la Nouvelle-Zélande, du Royaume-Unis et du Canada, rendant une attaque d’autant plus tentante pour les pirates.

 

Une vigilance accrue pour les élections à venir

En 2000, le gouvernement Howard avait accepté d’exempter les partis politiques à se conformer à la loi sur la protection des renseignements personnels au nom de la communication politique et de la libéralisation du processus démocratique. Mais la donne a changé. Le développement de la technologie oblige aujourd’hui les dirigeants du pays à craindre des attaques informatiques à chaque nouveau scrutin.

Le souci majeur rencontré à l’approche des élections de mai est le manque de transparence de chaque parti. Difficile de savoir quels dispositifs ont été mis en place pour sécuriser de leurs réseaux, suite à l’attaque informatique du début d’année.

Qui seraient les potentielles cibles d’une nouvelle attaque informatique ? Les partis politiques, bien-sûr, mais ce n’est pas tout. Les électeurs et leurs données sont aussi vulnérables. La menace sécuritaire pourrait dissuader des militants de s’engager dans des partis politiques, sachant que leurs données personnelles peuvent être manipulées à leur encontre. L’enjeu de cette lutte est alors démocratique.

L’action des partis politiques se fait attendre

Malheureusement, les partis semblent trop peu concernés par le risque constant de piratage. Nos confrères du Sydney Morning Herald ont d’ailleurs peiné à obtenir des indices au sujet des efforts respectifs des différentes formations politiques en matière de cybersécurité lorsqu’ils ont enquêté sur ce sujet. Seuls les cyber-outils suggérés par l’Australian Signals Direcorate, sont apparemment mis en application. Rassurant certes, mais pas suffisant pour autant.

La complexité de cette problématique sécuritaire réside dans le fait qu’aucune autorité n’est, à ce jour, légitime pour exercer une pression sur les partis. La démarche devra venir de l’intérieur de ces formations politiques.

Comme l’avaient rapporté nos confrères du Point, M. MacGibbon, travaillant pour le Centre Australien pour la Cybersécurité. : « Nous avons des systèmes solides en place pour détecter les intrusions et y remédier ».

Les élections de mai prochain seront un premier test pour ces dispositifs de sécurité informatiques.

 

Sources: Sydney Morning Herald et Le point


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nc
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