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Deliveroo épinglé pour “licenciement abusif” en Australie

La plateforme de livraison de repas et d’alimentation Deliveroo a perdu mardi un contentieux qui l’opposait à un coursier en Australie, une instance gouvernementale ayant qualifié son éviction parce qu’il était trop lent de “licenciement abusif”.

Cette décision reconnaît au livreur le caractère d’employé et non de simple travailleur, ce qui pourrait avoir des répercussions sur les contrats de travail pratiqués par le groupe qui tient à des contrats d’indépendants et donc précaires comparés au statut de salarié.

La Commission australienne du travail équitable (Fair Work Commission) a estimé dans un jugement publié mardi sur son site, que Diego Franco “était un employé de Deliveroo, et a été licencié de façon injuste”.

Elle demande qu’il soit ré-employé et qu’il reçoive “la paie qu’il aurait dû toucher”.

M. Franco avait déposé une demande d’injonction et de compensation auprès de la commission en mai 2020 après avoir  été licencié fin avril.

Deliveroo a connu récemment des débuts difficiles sur le marché à Londres après une introduction en Bourse qui a tourné au fiasco, nombre d’investisseurs institutionnels ayant boudé le titre de l’entreprise à cause de son modèle contesté qui repose largement sur des contrats de travail indépendants bien plus précaires que les contrats salariés.

Le traitement des livreurs par Deliveroo est contesté en justice dans de nombreux pays.

Le gouvernement espagnol de gauche a approuvé la semaine dernière une réforme du code du travail pour donner automatiquement un statut de salariés aux livreurs de repas à domicile des applications du type Deliveroo ou UberEats.

Deliveroo est surtout présent au Royaume-Uni et en Irlande, les deux pays représentant la moitié de ses ventes, mais la société possède des activités également dans d’autres pays comme la France, l’Espagne, l’Australie et Singapour.

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