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Des branchies imprimées en 3D pour être comme un poisson dans l’eau

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Imaginez explorer les profondeurs de la Grande Barrière de corail en vous fondant dans cette masse de créatures sous-marines : une expérience unique en son genre, n’est-ce pas ? Ce rêve fou pourrait devenir possible grâce à l’invention d’Amphibio, des branchies imprimées en 3D permettant de respirer sous l’eau à la manière d’un poisson. 

amphibio-640x451Jun Kamei, un ingénieur japonais spécialisé dans le biomimétisme – c’est à dire les innovations inspirées des formes, des matières, des propriétés et des processus du vivant – a imaginé et créé un masque imprimé en 3D, inspiré du système de branchies des poissons. Équipé de cette nouvelle technologie, l’homme peut respirer sous l’eau sans aucun appareil supplémentaire. En effet, le masque est capable de stocker l’eau et de conserver l’oxygène en évacuant le dioxyde de carbone.

Une prouesse technologique pensée dans un but particulier : « ce projet a été dessiné pour un futur dans lequel les températures seront plus chaudes et le niveau de la mer plus élevé », a expliqué Jun Kamei aux journalistes de franceinfo.

Avec une élévation globale du niveau des océans d’un mètre d’ici 2100, cet impact du réchauffement climatique devient un sujet sérieux. Selon une étude de Cornell University, 2 milliards d’individus dans le monde pourraient devenir des réfugiés climatiques d’ici la fin du siècle. L’Australie, avec ses 8 habitants sur 10 vivant à moins de 50 km du littoral, pourrait notamment connaître de sévères conséquences. Le pays constate déjà l’avancée de la mer sur ces côtes, comme en témoignent les célèbres Twelves Apostles.

The Twelve Apostles

Des capacités limitées

Si le concept de ce masque est très séduisant, un certain nombre de défauts ne permettent pas de le commercialiser à l’heure actuelle. Son autonomie est en effet limitée et il n’est pas possible de l’utiliser au-delà de 10 mètres de profondeur. De plus, une bonbonne de gaz carbonique doit être ajoutée à l’attirail, l’appareil ne se suffisant pas encore à lui-même. Il nous reste donc encore quelques heures à vivre, avant de rentrer dans un monde totalement futuriste.

Sources : francetvinfo.frtheconversation.com


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franckprovost
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