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[ DID YOU KNOW ] Anzac Biscuits : origines et anecdotes

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Si vous n’êtes pas sans savoir la signification d’Anzac Day pour le peuple australien, connaissez-vous le lien entre ANZAC et les biscuits chéris des australiens qui portent le même nom ? Voici la petite histoire qui est entrée dans l’Histoire.

Anzac : quésaco ?

Il faut avant tout remettre les choses dans leur contexte. ANZAC est un acronyme signifiant Australian and New-Zealand Army Corps, comprenez Corps d’Armée Australien et Néo-zélandais. Il s’agit de tous les soldats du Pacifique Sud, envoyés au front pour soutenir les alliés dans le cadre de la Première Guerre Mondiale. Ils s’illustrèrent dans deux batailles clé. Le terrible débarquement de Gallipoli, le 25 avril 1915, contre l’armée Ottomane où plus de 8000 de leurs combattants trouveront la mort. Puis la bataille de Villers-Bretonneux, en 1918, ayant aussi eu lieu un 25 avril, où ils contrèrent la progression allemande, sortant donc victorieux. Mais quelle est la place de la gastronomie sur ces champs de bataille ?

 

Des biscuits aux propriétés bien trouvées

Et bien justement, pour comprendre l’origine des biscuits Anzac, il faut se replonger dans l’Histoire. Tout commence bien avant la Première Guerre Mondiale, au début du 19e siècle. Les nouveaux immigrants pour l’Australie, plus particulièrement les Irlandais et les Ecossais apportent avec eux des biscuits à base de flocons d’avoine. Ces derniers, possédant des propriétés conservatrices exceptionnelles, inspireront les femmes pendant la Grande Guerre. En effet, l’Histoire dit que ces friandises composaient les rations des soldats envoyés au front. Il est vrai que la recette simple, composée essentiellement de produits secs – flocons d’avoine, noix de coco, mélasse, sucre – laisse penser que ces biscuits étaient faits pour traverser le monde. Pourtant, cela relève plutôt de la légende, car en réalité, ces gâteaux étaient plutôt confectionnés et vendus pour lever des fonds afin de participer à l’effort de guerre. Le lien entre ces biscuits et la guerre reste donc indéniable et justifie le nom dont ils écopèrent quelques années plus tard…

 

Un nom symbolique

« Soldiers’ biscuits » ou encore « Oatmeal biscuits » (biscuits à la farine d’avoine). Voilà comment ces biscuits sont appelés dans les premiers livres de cuisine qui en répertorient la recette dès 1919, selon Helen Leach, anthropologue spécialisée dans la gastronomie. Pour voir apparaître pour la première fois l’appellation « Anzac Biscuits » sur une recette identique à celle d’origine, il faut patienter jusqu’en 1924 et la sortie du Anchor Ann cookbook. Ce nom se répand alors dans tous les ouvrages culinaires, comme un hommage aux armées australiennes et néo-zélandaises dévastées le 25 avril 1915.

 

Des biscuits qui traversent l’Histoire

Bien qu’ils en gardent le nom, les biscuits Anzac que l’on trouve aujourd’hui partout à travers le pays diffèrent quelque peu du produit du siècle passé. L’objectif de la vente lui aussi a changé, mais garde un lien avec sa vocation originelle. Acheter des biscuits Anzac, c’est soutenir les vétérans de la RSA et RSL – comprenez les associations de vétérans néo-zélandais et australiens. A défaut d’être consommés sur le front, ils sont plébiscités par les randonneurs pour leurs propriétés conservatrices remarquables mais aussi car ils constituent une source de sucres lents très saine.

Mais attention, on ne badine pas avec « Anzac ». Cet acronyme est protégé par la loi nationale et son utilisation nécessite l’approbation du ministère des anciens combattants. Seuls les véritables biscuits Anzac, respectant scrupuleusement la recette originelle, bénéficient d’une dérogation autorisant l’emploi du terme Anzac à des fins commerciales.

 

Vers l’Angleterre et au-delà 

La recette et le succès de ces biscuits ont inspiré les britanniques qui ont créé un équivalent, commercialisé au profit de la Royal British Legion. Mais le véritable Anzac biscuit restera la version australienne, et ce, ad vitam aeternam.

 

Le bonus :

Jeudi c’est ferié. Vous cuisineriez bien ces petites pépites australiennes ? Alors, à vos fourneaux !

La recette de Papille et pupilles:

  • 125 g de beurre
  • 2 cuillères à soupe de golden syrup (mélasse)
  • ½ cuillère à café de bicarbonate de soude
  • 2 cuillères à soupe d’eau chaude
  • 90 g de flocons d’avoine
  • 150 g de farine
  • 150 g de sucre en poudre
  • 65 g de poudre de noix de coco

Faites fondre le beurre et le golden syrup dans une casserole. Mélangez le bicarbonate de soude avec l’eau et versez sur le mélange de beurre / golden syrup.

Dans un saladier: mélangez la farine, le sucre, les flocons d’avoine et la poudre de noix de coco. Versez le mélange de beurre par-dessus puis mélangez le tout.

Déposez des petits tas de pâte sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé.

Cuisez 10 à 15 minutes dans un four préchauffé à 150°C.

Pour la conservation, l’idéal est de les mettre dans une boîte en fer. Mais quoi qu’il arrive ils seront mangés avant d’être périmés !

 


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