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[ DID YOU KNOW ] – L’ascension irrésistible de la Francophonie

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Cette semaine, la Francophonie est à l’honneur. L’occasion pour le Courrier Australien de revenir sur l’Organisation Internationale de la Francophonie qui regroupe aujourd’hui 274 millions de locuteurs et qui, d’année en année, gagne en importance sur la scène internationale. 

D’où vient l’idée d’une espace culturel et linguistique communément partagé ? 

« Dans les décombres du colonialisme, les peuples ont trouvé un outil merveilleux : la langue française » déclarait le premier président de la République du Sénégal Leopold Sédar Senghor dans les années 1960.

Si le terme de « francité » apparaît au tournant du XXe siècle pour décrire l’ensemble des peuples et territoires de l’Empire français, il acquiert son sens commun sous le terme de « francophonie » lorsqu’un demi siècle plus tard, les francophones de toute origine prennent conscience d’un espace linguistique et culturel partagé.

Pensée et promue par les élites post-coloniales comme Léopold Sédar Senghor ou Habib Bourguiba, l’idée d’une organisation regroupant la francophonie fait donc son chemin dans un contexte de décolonisation difficile à gérer pour de nombreux nouveaux États.

Réunissant les ex-colonies françaises autour d’un héritage linguistique commun, il s’agit alors de mettre à profit le français au service d’un rapprochement culturel et économique, propice aux échanges et à l’enrichissement mutuel.

C’est tout l’objet de la conférence de Niamey en 1970, où 21 pays – dont la France – créent conjointement « l’Agence de coopération culturelle et technique« .

L’Algérie, qui sort d’une guerre d’indépendance douloureuse n’y participera pas. Cette agence deviendra en 2005 « l’Organisation Internationale de la Francophonie » ( OIF ).

 

 

 

Pourquoi une organisation de la Francophonie ? 

L’existence d’une »francophonie« , un espace culturel et linguistique hérité de l’histoire, est une réalité. Avec 284 millions de locuteurs, soit 4% de la population mondiale, le français est, selon l’ONU, la cinquième langue la plus parlée au monde, avant l’arabe.

Mais avec le développement démographique de l’Afrique sub-saharienne, l’usage du français devrait presque tripler. Passant de 284 millions à 800 millions à l’horizon 2050, la francophonie est appelée à jouer un rôle majeur dans les relations internationales à venir.

Un essor qui explique l’engouement et l’intérêt croissant que porte d’autres pays à la francophonie. Depuis 2012, le Qatar a fait son entrée dans l’organisation en tant que membre associé et depuis une vingtaine d’années, le Mexique, l’Argentine, ou encore la quasi totalité des pays d’Europe de l’Est ont demandé le statut d’observateur. Un élargissement qui suscite parfois la polémique au sein d’un espace culturo-politique aux contours encore mal-définis. Quels critères d’adhésion ? Quel degré de « francité » nécessaire pour intégrer l’organisation ? Sur fond de polémique entourant l’adhésion du Qatar en 2012, ces interrogations portant sur la définition même de la notion de francophonie reviennent de manière récurrente.

Pour autant, si la francophonie aujourd’hui comme hier est avant tout un instrument politique d’influence au service de la France, l’OIF aspire à promouvoir les droits de l’Homme et à financer l’éducation, la recherche et l’accompagnement vers un développement durable partout dans l’espace francophone.

Depuis le XVIIe sommet de la francophonie à Erevan en 2018, l’OIF met particulièrement l’accent sur le respect de l’égalité homme/femme et de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Que représente la francophonie dans un pays du Commonwealth comme l’Australie ?

Si la proclamation de l’indépendance en 1901 fait du tout nouveau État australien un pays à part entière du Commonwealth, l’Australie demeure un relais important de la francophonie. Avec 200.000 apprenants directs, la langue de Molière est, devant l’espagnol, la première langue étrangère enseignée en Australie.

Enfin, 30 Alliances françaises, présentes sur le tout le territoire australien, s’appliquent à faire rayonner la culture française et francophone. Formidable porte d’entrée sur le monde francophone, le cinéma français est à l’honneur tous les ans en Australie, lors de l’Alliance Française French Film Festival

Preuve de l’attractivité de la culture francophone à l’étranger, le festival attire chaque année 180.000 personnes, faisant de ce dernier le plus important festival dédié au cinéma français à l’étranger.

 

Gauthier Mesnier


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