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Drogues : consommation record en Australie, selon un récent rapport

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La prise de stupéfiants en Australie est un véritable fléau parmi les jeunes Australiens. La consommation de drogue atteint des niveaux jamais enregistrés selon les derniers rapports sur les tendances en drogue. La dernière en lice, et la plus consommée, est la 3,4-MéthylèneDioxy-N-MéthylAmphétamine, plus connue sous le nom de MDMA.

Drogue psychoactive, elle est principalement utilisée à titre récréatif car elle provoque des hallucinations et des distorsions du champ visuel.

De l’ecstasy aux cristaux…

La prise de MDMA s’est d’abord répandue par une distribution accrue de comprimés appelés ecstasy. Aujourd’hui, sa consommation se fait généralement sous forme de capsules où sont renfermés des cristaux de drogue.

Tandis que l’usage du comprimé a diminué, selon le rapport publié lundi par le Centre national de recherche sur les drogues et l’alcool, l’usage des capsules augmente. Il atteint son plus haut niveau en Australie, depuis le lancement d’EDRS (National Ecstasy and Related Drugs Reporting System) en 2003. Si la tendance s’inverse du côté des consommateurs, c’est qu’ils recherchent dans les capsules, une drogue à l’état pur, également bien plus dangereuse pour la santé.

Un danger dont les Australiens ne sont pas épargnés puisqu’en septembre, deux morts présumées dues à une surdose de drogue au festival de musique Defqon.1 ont poussé la Première ministre de la NSW, Gladys Berejiklian, à créer un groupe d’experts chargé d’élaborer des stratégies pour rendre les festivals plus sûrs.

Le véritable danger : combiner les substances !

Le premier danger est de « mélanger les substances », selon le Dr.Peacock, directeur du projet Drug Trend de la NDARC (National Drug and Alcohol Research Centre).  Les consommateurs d’ecstasy se limitent rarement à une seule drogue. « Neuf personnes sur dix déclarent avoir consommé du cannabis, de l’alcool, des hallucinogènes à côté », a déclaré le Dr Peacock.

La combinaison de stupéfiants est un geste «risqué» qui augmente la probabilité de subir un événement indésirable pour la santé, a déclaré le Dr Peacock.

Vers d’autres drogues encore plus puissantes

En plus de devoir se confronter au marché de drogues plus pures, l’Australie doit également se battre contre la diffusion de nouvelles drogues de synthèse. Un participant sur trois, du projet Drug Trend de la NDARC, a déclaré avoir récemment consommé de nouvelles substances psychoactives, notamment du cannabis synthétique appelé DMT. Se présentant pur sous forme cristalline et généralement fumé, il procure un effet hallucinogène quasi-immédiat et de courte durée ainsi qu’une expérience de mort imminente dans certains cas. 

Comme autre puissant hallucinogène, on retrouve également des « substances 2C », décrites comme un mélange de LSD et d’ecstasy, a déclaré Rachel Sutherland, chercheuse au NDARC. Elle affirme que ces drogues ont des effets inquiétants sur la santé des jeunes utilisateurs.

Afin de faire avancer les mesures de prévention et baisser la consommation de substances illicites en Australie, les résultats de la recherche seront présentés lors du symposium annuel de la NDARC (National Drug and Alcohol Research Centre) à l’Université de Nouvelle-Galles du Sud lundi.

Source : The Sydney Morning Herald


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NCT
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